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Encore une livraison par drone au Centre de détention

Deux suspects ont été arrêtés par la police de Québec mercredi soir

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Au moment où Le Journal fait état du fléau de la livraison d'armes et de drogues par drones dans les prisons de la province, deux individus ont été arrêtés pour avoir fait usage de ce stratagème au Centre de détention de Québec, mercredi soir.

C’est le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) qui a appréhendé les deux hommes de 29 et 30 ans, dans le secteur de l’établissement carcéral, vers 19 h. 

Lors de l’arrestation, les policiers ont saisi 3020 $ en argent canadien, une petite quantité de poudre blanche, un drone, deux téléphones cellulaires et un véhicule. 

Largage

Un peu plus tôt, les gardiens du Centre de détention ont détecté leur drone qui survolait la zone. 

D’après la porte-parole du SPVQ, Marie-Pier Rivard, une cargaison aurait été larguée par l’appareil.

Toutefois, impossible de savoir ce que contenait ce « colis ». La Sûreté du Québec (SQ) mène actuellement l’enquête à ce sujet.  

Les deux suspects ont été remis en liberté. Ils devraient comparaître ultérieurement au palais de justice de Québec pour des accusations en lien avec la possession et le trafic de stupéfiants.  

Des solutions imminentes 

Du tabac, du haschich et de la marijuana ont notamment été saisis à l’Établissement de Cowansville en octobre. Un poing américain, des seringues et un couteau saisis en septembre au pénitencier de Donnacona.
Photos courtoisie
Du tabac, du haschich et de la marijuana ont notamment été saisis à l’Établissement de Cowansville en octobre. Un poing américain, des seringues et un couteau saisis en septembre au pénitencier de Donnacona.

Cet événement survient alors que Le Journal révélait mercredi que ce type de livraison est devenu presque quotidien dans les prisons et pénitenciers de la province. 

À tel point que les agents correctionnels disent être « en train de perdre le contrôle ».  

La situation a fait écho jusqu’à l’Assemblée nationale, où le député de Vimont, Jean Rousselle, a sommé le gouvernement d’agir promptement pour la sécurité des agents correctionnels, mercredi. 

Affirmant que la ministre de la Sécurité publique restait « figée dans l’inaction », M. Rousselle a demandé combien de temps il faudra attendre avant d’obtenir les outils nécessaires pour contrer ce fléau. 

  • Écoutez le journaliste Alexandre Dubé avec Benoit Dutrizac sur QUB Radio:   

Conscient de la gravité de la problématique, le ministre de la Justice, Simon Jolin-Barrette, a affirmé que des solutions permanentes étaient en route.  

« Les appels d’offres ont été lancés en juillet 2021, alors ça ne saurait tarder », a-t-il indiqué, n’étant toutefois pas en mesure de donner une date précise de l’implantation de ces solutions.

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