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Dix ans pour le Jamais lu Québec

Marianne Marceau et Carolanne Foucher, codirectrices de la 10e édition du Festival du Jamais lu Québec.
Photo Yves Leclerc Marianne Marceau et Carolanne Foucher, codirectrices de la 10e édition du Festival du Jamais lu Québec.

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Le Festival du Jamais Lu Québec a 10 ans. Cet événement qui propose des textes inédits, des intégrales et des œuvres en construction qui auront peut-être ensuite une vie au théâtre sera présenté du 1er au 4 décembre.

Après une année 2020 chamboulée par la pandémie, le Jamais Lu est de retour. 

L’événement a bénéficié de cette année de pause. Les auteurs participants ont été accompagnés et les textes, selon la codirectrice artistique Marianne Marceau, sont d’une qualité inespérée.

«C’est un dixième anniversaire qui va rester marqué dans nos mémoires», a-t-elle lancé, jeudi, en fin d’avant-midi, lors du dévoilement de la programmation au Théâtre Périscope.

Cette édition anniversaire sera constituée de 10 projets originaux de 15 auteurs, qui prendront vie sur scène, sous forme de lectures, par l’entremise de 40 acteurs. Des œuvres qui tournent autour de la thématique du repaysement et qui seront majoritairement présentées au Théâtre Périscope.

«Le repaysement, c’est le désir qui nous a habités pendant la dernière année, c’est un souhait pour la revitalisation du monde, un appel à donner un coup de volant dans l’inconnu. C’est une envie de revirer les choses à l’envers», a précisé la codirectrice Carolanne Foucher.

«Le Jamais Lu Québec, pour ses dix ans, donne la parole à des auteurs et des autrices qui sèment des pépins de pomme partout sur notre dramaturgie», a ajouté Marianne Marceau.

En écriture

Anne-Marie Olivier, directrice artistique et codirectrice générale du Trident, présentera, le 1er décembre, lors de la soirée de lancement, Quinze façons de te retrouver. Un texte qui raconte le parcours cahoteux d’une femme, dans les années 1980, à la recherche de sa sœur avec qui elle n’a plus de contact.

«On a approché Anne-Marie et elle avait un projet en main. On rit, on rit jaune, on pleure et on trouve ça beau. Ça parle de la vie. Du sublime et de ce qui est déchirant», a fait savoir Carolanne Foucher.

Anne-Marie Olivier a été initiatrice, en 2011, de l’arrivée du Jamais lu à Québec. L’événement qui a vu le jour à Montréal, en 2001, a maintenant des ramifications à Québec, Paris et bientôt dans les Caraïbes.

«Le Jamais Lu, c’est le poumon du milieu du théâtre. C’est tellement une belle affaire. Les créateurs ont une grande liberté de création. C’est du théâtre vivant et avec une parole actuelle. C’est écrit avec une encre qui n’est même pas encore sèche. C’est un événement qui fonctionne partout où il est implanté et ce n’est pas pour rien. J’adore le Jamais Lu », a-t-elle laissé tomber.

La soirée Accélérateur de particules du 3 décembre, qui fait place à l’écriture de la relève, présentera des extraits de textes de Mary-Lee Picknell, Gabrielle Ferron, Éric Leblanc, Dominique Sacy et de Charlie Cameron Verge et Natalie Fontalvo qui sont en cours d’écriture.

La programmation est en ligne à jamaislu.com.