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Président de l’association libérale de Soulanges: le père de Marie Montpetit claque la porte

Marie Montpetit
Photo d'archives, Simon Clark Marie Montpetit

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Militant de longue date et président de l’association libérale de Soulanges, le père de la députée Marie Montpetit claque la porte pour protester contre le traitement réservé à sa fille.

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Marc Montpetit estime que la cheffe du PLQ, Dominique Anglade, «s’est très mal comportée» dans les derniers jours. Selon ce vieux routier de la politique, on ne peut condamner une députée de la sorte, sur la place publique et sur la base d’allégations anonymes.   

«Ce n’est pas dans la culture libérale. C’est inadmissible, confie-t-il au cours d’un bref entretien avec notre Bureau parlementaire. Moi je n’ai pas vu ça avec M. [Robert] Bourassa, [Daniel] Johnson, [Claude] Ryan, [Jean] Charest, [Philippe] Couillard, non, impossible.» 

Bénévole depuis 40 ans, Marc Montpetit démissionnera de tous les postes qu’il occupe au PLQ le lendemain du Congrès des militants, qui aura lieu à Québec, à la fin novembre. En plus de la présidence de l’exécutif de Soulanges, il est aussi président de la commission politique régionale et membre de la commission politique nationale. Il dit avoir déjà prévenu le parti et la cheffe.  

  • Écoutez la rencontre des analystes politiques Elsie Lefebvre et Marc-André Leclerc sur QUB radio:  

Mais, avant de quitter ses fonctions, il ne manquera pas l’occasion d’aller se faire entendre au Congrès. «Je vais pouvoir parler à qui veut m’entendre que ce n’est pas la façon de faire chez les libéraux», insiste-t-il.  

M. Montpetit n’a toutefois pas l’intention de réclamer un vote de confiance au sujet du leadership de Dominique Anglade. «Je ne le demanderai pas, mais s’il y en a qui veulent le faire, ils peuvent», dit-il.  

Dans les rangs libéraux, il n’est pas le seul à critiquer sévèrement la décision de la cheffe de chasser Marie Montpetit du caucus de manière définitive. Plus tôt cette semaine, l’exécutif de Maurice-Richard a démissionné en bloc.  

  • Écoutez l'entrevue de Geneviève Lajoie, correspondante parlementaire à l’Assemblée nationale pour Le Journal, à QUB radio:  

«Je ne reconnais pas mon PLQ»

D’anciens élus libéraux ne digèrent pas non plus la méthode Anglade. «Je ne reconnais pas mon PLQ», lance un ex-député ayant requis l’anonymat, qui s’est confié à notre Bureau parlementaire.   

Laver son linge sale en public n’est pas dans l’ADN libéral, insiste-t-on. «Une cheffe qui aspire à être première ministre dire qu’elle se gouverne sur des sources anonymes, c’est questionnable.»

La cheffe libérale a montré la porte du caucus à Marie Montpetit, visée par des allégations de harcèlement psychologique. Plus encore, Dominique Anglade a dit ne pas voir comment la députée pourrait revenir au sein des rangs libéraux.  

Il y a une dizaine de jours, notre Bureau parlementaire avait recueilli les témoignages anonymes de plusieurs personnes, membres du personnel politique actuel et passé, qui disaient avoir été victimes de harcèlement psychologique de la part de Marie Montpetit. Que ce fût lorsqu’elle était ministre ou dans l’opposition, elle aurait «humilié» et «dénigré» des employés à répétition, selon les informations recueillies. 

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