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Un champion dans la salle

Les Jets sont heureux de pouvoir miser sur l’expérience de Duvernay-Tardif

Duvernay-Tardif
Photo courtoisie, Jets De New York À certaines occasions à l’entraînement, Laurent Duvernay-Tardif a été utilisé comme garde à gauche, comme sur cette séquence en compagnie du quart-arrière recrue Zach Wilson.

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FLORHAM PARK, New Jersey | Pour une équipe jeune comme les Jets, l’expérience est un atout inestimable. Le bagage de Laurent Duvernay-Tardif à titre de champion du Super Bowl n’a donc pas de prix.

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Plusieurs équipes se disent jeunes, mais dans le cas des Jets, il n’y a aucun doute possible. Pas une formation dans la NFL n’a donné autant de terrain à ses recrues, qui ont accumulé 2393 jeux après neuf semaines. 

D’autres clubs jeunes comme les Lions (2011 jeux), les Dolphins (1916 jeux) et les Jaguars (1861 jeux) sont loin du compte pour l’utilisation de leurs recrues.

La moyenne d’âge de 25,1 ans au début de la saison chez les Jets était aussi la plus jeune à travers le circuit. Dans un tel scénario, l’expérience de plus de six saisons de Duvernay-Tardif vaut son pesant d’or en termes de leadership.

« LDT s’amène avec son CV qui inclut un championnat (saison 2019 avec les Chiefs). Il est une personne avec une bonne attitude et il est évidemment très brillant », a indiqué le directeur général Joe Douglas, fier de son acquisition.

« Il connaissait un bon camp avant de se blesser à une main. Pour nous, comme dans le cas de Joe Flacco, c’était une belle opportunité d’ajouter un champion du Super Bowl dans notre vestiaire », a-t-il ajouté.

Bonne impression

Même le personnel d’entraîneurs est peu expérimenté. L’entraîneur-chef Robert Saleh en est à sa première année dans ce rôle, tout comme Mike LaFleur en tant que coordonnateur offensif.

Ce dernier a d’ailleurs affronté Duvernay-Tardif au Super Bowl 54, lorsqu’il était coordonnateur de l’attaque aérienne des 49ers. Il n’a pu s’empêcher de sourire lorsqu’on l’a questionné sur ses premières impressions du garde québécois.

« Je viens de faire sa connaissance, mais j’avais déjà beaucoup de respect pour lui. On m’avait dit à quel point il était une bonne personne et quand tu le rencontres, tu réalises vite pourquoi tout le monde dit ça de lui ».

« Sur le terrain, on sent qu’il est fort et robuste, avec des mains très lourdes. Il n’a rien perdu des années passées, donc c’est bien de l’avoir avec nous. Il apprend à être confortable dans notre attaque et il fera tout pour être sur le terrain », a louangé LaFleur.

Saine compétition

Actuellement, le poste de garde à droite est occupé par Greg Van Roten. Il sait pertinemment que Duvernay-Tardif a été acquis pour créer une compétition à l’interne, mais il se réjouit néanmoins de besogner avec lui.

« Joe (Douglas) n’a jamais peur d’aller chercher de bons joueurs de ligne offensive. Larry a gagné un championnat. Il a fait partie d’une équipe qui a connu plusieurs saisons gagnantes. »

« C’est toujours bien d’avoir des joueurs d’expérience pour leur demander conseil. Ça aide de miser sur une ressource comme lui », a dit le joueur de 31 ans, bon prince.

Duvernay-Tardif n’a pas manqué non plus de saluer l’apport de son nouveau coéquipier dans son intégration à l’équipe.

« Ce que je trouve le plus beau, c’est qu’il passe du temps avec moi pour m’expliquer des jeux. Il est dans une position délicate, mais je sens que le but est de m’intégrer le plus vite possible dans l’équipe et je ne peux que le remercier. Je ne sens pas la compétition à l’interne, même si elle est bien présente », a fait valoir l’ancien de l’Université McGill.

Dans le calepin... 

COVID-19 | Ce n’est pas une surprise, la NFL ne rigole pas avec la COVID-19. Pour le représentant du Journal, il s’agit d’une première couverture sur place d’une équipe du circuit Goodell depuis le début de la pandémie et le contexte de travail a complètement basculé. Au-delà du test de dépistage obligatoire à l’arrivée sur les lieux et du port du masque à l’intérieur, c’est l’accès aux joueurs qui est restreint. L’époque des vestiaires ouverts où il est possible de s’entretenir un à un avec les joueurs semble bien loin. Une poignée de joueurs sont rendus disponibles, en conférence de presse, devant un nombre restreint de journalistes. Et les Jets ne sont pas à blâmer. Ainsi va la vie partout dans la NFL en 2021 !

En uniforme | À moins d’un revirement de situation, Laurent Duvernay-Tardif sera de l’alignement régulier des Jets dimanche face aux Bills. Cela ne lui garantit toutefois pas une place sur le terrain. Il se dit patient et compréhensif de la situation dans son approche. « Il faut que les entraîneurs sachent que je ne suis pas le gars qui va manquer son algorithme de protection sur un troisième essai et 15 quand le quart-arrière change sa protection de bord au dernier moment. C’est une confiance qu’il faut que je bâtisse au fil des semaines. Déjà, ils sont vraiment contents que je sois prêt aussi rapidement », a-t-il dit.

Attaque confiante | Les Jets ne sont pas prêts d’être une puissance, mais déjà, des signes encourageants se font sentir. Lors des deux derniers matchs, l’attaque a produit 64 points. Elle avait été limitée à 13,3 points en moyenne lors des six premières parties. « Ça fait deux semaines de suite que cette attaque met 30 points au tableau et il ne faut pas sous-estimer l’amélioration. [...] C’est peut-être une équipe avec un dossier en bas de ,500, mais je le vois, le potentiel. Tout le monde en est conscient », a souligné celui que ses coéquipiers surnomment déjà affectueusement le « Doc ».

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