/entertainment/music
Navigation

Bell Orchestre: à bas les murs entre les genres musicaux

Bell Orchestre
Photo courtoisie

Coup d'oeil sur cet article

Le musicien montréalais Richard Reed Parry se réjouit du succès critique et populaire qu’ont obtenu les deux albums nés de la collaboration inattendue entre son bon ami, Aaron Dessner, membre du groupe indie The National, et la star mondiale de la pop, Taylor Swift.

Pour Parry, un des piliers du groupe Arcade Fire et du collectif Bell Orchestre, c’est la preuve que des artistes en provenance d’univers musicaux que tout semble opposer peuvent se réunir et créer de grandes choses ensemble.

« Ce n’est pas nécessaire d’avoir des murs entre les différents genres de musique et, s’il y en a, alors il ne faut pas les respecter », a soutenu Richard Reed Parry lors d’un entretien téléphonique avec Le Journal.

« Je pense que Taylor a aimé »

Lancés à quelques mois d’intervalle, les albums Folklore et Evermore ont marqué l’actualité musicale de 2020.

En explorant de nouveaux territoires indie folk et rock alternatif, Taylor Swift a gagné le cœur de plusieurs mélomanes qui ne s’intéressaient guère à sa musique pop auparavant.

Au passage, elle a remporté le Grammy de l’album de l’année avec Folklore.

« La scène indie, The National en particulier, est ouverte à tous. Ses artisans sont humbles et prêts à accueillir tout ce qui peut arriver. C’est différent de la pop où on crée en fonction que ça tourne à la radio. Je pense que Taylor a aimé ça », analyse Richard Reed Parry.

Arcade Fire, ça s’en vient

Comme son ami Aaron, Richard Reed Parry n’a pas mis ses instruments de côté pendant la pandémie.

Il les a surtout utilisés pour enregistrer de nouvelles chansons avec Arcade Fire, dont la parution du dernier album, Everything Now, remonte déjà à plus de quatre ans.

Évidemment, il ne fallait pas compter sur Parry pour nous révéler bien des secrets de la bande de Win Butler et Régine Chassagne, si ce n’est que 2022 semble l’objectif pour le grand retour.

Il a tout de même confirmé qu’enregistrer un album durant une pandémie, quand tout le monde ne vit pas dans la même ville, est un tantinet compliqué.

« Notre batteur Jeremy [Gara] est en Australie, Will [Butler] est à New York, Tim [Kingsbury] et moi sommes à Montréal, Win et Régine sont à La Nouvelle-Orléans. C’était un défi d’avoir une vie de famille tout en trouvant du temps pour travailler ensemble. Nous avons pu nous réunir plusieurs fois pour une période d’un mois, en tenant compte de l’isolement et des visas pour voyager. »

Deux concerts, deux expériences

En attendant le retour d’Arcade Fire, on pourra voir Richard Reed Parry à Québec et à Montréal au cours des prochaines semaines avec ses compagnons de Bell Orchestre, Sarah Neufeld, Stefan Schneider, Pietro Amato, Kaveh Nabatian et Michael Feueustack.

Le sextuor viendra présenter les compositions de style pop de chambre de son album House Music, sorti au printemps.

Si, à Québec, les membres du groupe peuvent laisser libre cours à leur esprit d’improvisation et modifier leurs chansons comme bon leur semble, il leur faudra se restreindre dans la métropole, où ils partageront la scène avec l’Orchestre symphonique de Montréal.

La présence de l’OSM les forcera à jouer les chansons telles qu’elles apparaissent sur l’album.

« Ce seront deux expériences complètement différentes, mais aussi bonnes l’une que l’autre », assure Richard Reed Parry. 


Bell Orchestre en concert le 17 novembre, au Palais Montcalm de Québec, et le 25 novembre, à la Maison symphonique de Montréal, avec l’Orchestre symphonique de Montréal, sous la direction d’André de Ridder.