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Gaétan Barrette ne sera pas candidat aux élections de 2022

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Le député libéral Gaétan Barrette a annoncé dimanche matin qu’il ne sollicitera pas un nouveau mandat aux prochaines élections provinciales d’octobre 2022.

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L’ancien ministre de la Santé sous le gouvernement de Philippe Couillard a ainsi indiqué lors d’une conférence de presse qu’il avait prévu de faire cette annonce après la fin de la session parlementaire.

«Les circonstances ont fait que je souhaitais le faire aujourd’hui parce qu’on a un congrès des membres qui s’en vient et je souhaite ne pas être le point de débat dudit congrès», a-t-il expliqué en présence de la cheffe de son parti, Dominique Anglade.

«J’ai toujours dit que j’étais là pour essentiellement deux mandats. Ma réforme, je l’ai dit souvent, c’était une question de deux mandats, donc j’en aurais fait un au pouvoir et un dans l’opposition. Alors pour moi, cette décision-là de partir après deux mandats, je l’ai prise le 7 avril 2014», a affirmé le député de La Pinière.

Le député libéral a profité de cette sortie pour rappeler les différentes initiatives qui avaient été mises en place sous son mandat de ministre de 2014 à 2018, affirmant également que «la médecine au Québec est excellente», malgré les problèmes d’organisation et d’infrastructures qui touchent le réseau de la santé.

Gaétan Barrette a aussi avoué dans son bilan qu’il avait certains regrets concernant la loi 10, qui modifiait l’organisation du réseau de la santé, admettant avoir mis trop de cadres à la porte dans cette réforme.

La cheffe du Parti libéral du Québec (PLQ) a salué la contribution politique de M. Barrette, précisant qu’elle se terminera en 2022. Il gardera ainsi son siège dans le caucus libéral jusqu’aux élections provinciales.

«Aujourd’hui je suis serein, je suis satisfait, je m’assume», a résumé le libéral.

Rappelons que M. Barrette avait récemment été impliqué dans un conflit ouvert avec la députée de Maurice-Richard, Marie Montpetit. À la suite de cette controverse, la cheffe Dominique Anglade a pris la décision de retirer aux deux députés concernés leurs responsabilités de porte-parole, déclenchant, du même coup, une crise au sein du caucus libéral.

«Le seul impact de cet épisode-là est que je fais mon annonce aujourd’hui plutôt qu’à Noël», a soutenu M. Barrette.

Marie Montpetit a, pour sa part, été exclue du caucus après des allégations de harcèlement psychologique. Dans une entrevue exclusive accordée à Pierre Bruneau un peu plus tôt cette semaine, elle a nié et a répété qu’elle «exigeait que l’Assemblée nationale aille au bout de ces questions-là et fasse la lumière sur ces allégations.»

Une contribution saluée à la CAQ

Réunis cette fin de semaine à Trois-Rivières pour le congrès de la Coalition avenir Québec (CAQ), plusieurs membres du gouvernement ont réagi à la nouvelle.

«Je vais lui souhaiter bonne chance. [...] On vit toujours des moments difficiles quand on essaie de changer les choses. [...] On ne s’est peut-être pas toujours entendu sur la façon de faire les choses, mais [...] il a toujours eu à cœur, quand même, la santé des Québécois», a déclaré le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé.

Même son de cloche du côté du ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, Lionel Carmant. «Ç’a été un grand parlementaire, qui a quand même voulu changer les choses. Je pense qu’il a voulu ratisser un peu trop large (avec sa réforme), mais bon.»

«Je respecte l’homme comme tel, qui a voulu changer des choses en santé. Maintenant est-ce que ç’a été tout bon, assurément non. [...] Ç’a été un député qui, dans une certaine mesure, a été polarisant», a reconnu le ministre des Transports, François Bonnardel.

- Avec la collaboration de Marc-André Gagnon, Bureau parlementaire, et d’Andy St-André, TVA Nouvelles