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Coupe Dunsmore: le jour de vérité entre le Rouge et Or et les Carabins

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Photo d'archives, Agence QMI Arnaud Desjardins

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Un nouveau chapitre de ce qui est devenu une tradition automnale s’écrira aujourd’hui. Pour une huitième fois de suite, le Rouge et Or de l’Université Laval et les Carabins de l’Université de Montréal s’affronteront à la Coupe Dunsmore, suprématie du football universitaire québécois. 

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Si, au fil des ans, les confrontations en finale québécoise entre les deux grands rivaux ont souvent donné lieu à des affrontements serrés, cette fois, rien n’est moins sûr.

À quel genre de match aura-t-on droit, sur le coup de 13 h, au CEPSUM de l’Université de Montréal ? 

À un remake du premier match de la saison entre les deux équipes, remporté à l’arraché 18 à 17 par les Bleus au Stade Telus ?

Ou à une reprise du second affrontement, dominé 35 à 14 par les Carabins devant leurs partisans ? 

Jamais depuis le retour de l’Université de Montréal au sein de la RSEQ en 2002 l’équipe n’avait inscrit autant de points face à Laval ni gagné par un aussi grand écart. 

Et les Bleus peuvent rêver à deux autres premières, aujourd’hui : balayer les trois matchs disputés durant l’année face à leurs plus grands ennemis, et, surtout, remporter une première Coupe Dunsmore devant leurs partisans.  

Deux quarts recrues

Symbole de cette saison rendue atypique par la pandémie de COVID-19, plusieurs joueurs importants au sein des deux formations disputeront leur première finale du RSEQ. 

Ce sera notamment le cas du quart des Carabins Jonathan Sénécal, deuxième au Québec au chapitre de la moyenne de verges amassées par rencontre (264,3 en 6 matchs), et du pivot du Rouge et Or Arnaud Desjardins, venu en relève à Thomas Bolduc au cours de la saison. 

« Je pense qu’il faut que [Sénécal] se préparer de la même manière qu’il le fait depuis le début du camp d’entraînement, a pointé l’entraîneur-chef des Carabins, Marco Iadeluca, vendredi. Les jeunes progressent de semaine en semaine, et là, on est rendu à la fin de la saison. » 

« C’est certain qu’on a une jeune équipe, a pour sa part affirmé Glen Constantin, grand manitou du Rouge et Or depuis 20 ans. On a quelques vétérans qui ont pris leur place depuis notre dernière présence ici. On a certains jeunes joueurs qui s’affirment aussi. C’est en évolution, mais je suis confiant : on va offrir une belle prestation. »

La fameuse ligne de mêlée

Mais malgré cette finale sous le signe du renouveau, sur le terrain, des certitudes demeurent.

À commencer par l’importance de « la ligne d’engagement », selon Iadeluca. 

« C’est sûr que dans n’importe quel gros match de football, les lignes de mêlées sont très importantes, a relevé le pilote des Bleus. On va avoir deux équipes de foot qui vont être très bien préparées. Mais c’est sûr que l’équipe qui gagne la ligne d’engagement va avoir un avantage. »

Du côté du Rouge et Or, tant Glen Constantin que ses protégés ont soulevé la nécessité de connaître un bon match sur le plan de la défensive. 

« Il faut qu’on soit capable de contenir [Sénécal] », a mentionné le pilote du Rouge et Or, qui en sera, pour sa part, à une 18e finale québécoise comme entraîneur-chef de Laval. 

« Si on ne le contient pas, c’est là qu’il fait des dommages. Il va prolonger des jeux, et ça va mettre du stress sur notre tertiaire. Il faudra mettre une bonne pression, être capable de le contenir. »

« Souvent, les games que nous avons gagnées, c’était les grosses games défensives, a ajouté le secondeur Alec Poirier. Ce sont souvent des victoires par un ou deux points. Si on est capable d’arrêter leur attaque, si on est capable de mettre des points sur le tableau, on va être capable de s’en sortir. »


Les Carabins ont remporté trois des sept derniers matchs de la Coupe Dunsmore qu’ils ont disputés au Rouge et Or, dont le plus récent, en 2019.

7 DERNIÈRES CONFRONTATIONS 

MATCH-CARABINS-UDM-CONTRE-ROUGE-ET-OR
Photo Agence QMI, Toma Iczkovits

 

9 novembre 2019
Carabins 25 Rouge et Or 10

10 novembre 2018
Rouge et Or 14 Carabins 1 

11 novembre 2017
Rouge et Or 25 Carabins 22

12 novembre 2016
Rouge et Or 20 Carabins 17

14 novembre 2015
Carabins 18 Rouge et Or 16 

15 novembre 2014
Carabins 12 Rouge et Or 9

9 novembre 2013
Rouge et Or 14 Carabins 11 

Une 18e Coupe Dunsmore, mais toujours les mêmes émotions  

Glen Constantin, entraîneur-chef du Rouge et Or
Photo Agence QMI, Toma Iczkovits
Glen Constantin, entraîneur-chef du Rouge et Or

À la barre du programme de football de l’Université Laval depuis 20 ans, Glen Constantin disputera aujourd’hui son 18e match de la Coupe Dunsmore à titre d’entraîneur-chef.

L’homme de football tentera d’ajouter à son brillant palmarès un 15e titre québécois.

Malgré les années qui passent, malgré les nombreux trophées qui se sont accumulés, Constantin a assuré vendredi en conférence de presse toujours ressentir les mêmes émotions lorsqu’il se réveille le matin de ce match décisif. 

« Le feeling est toujours le même. C’est le parcours qui est différent, a expliqué l’entraîneur. J’ai eu différentes équipes, différents collectifs, différents assemblages : des vétérans, des recrues. J’ai eu des offensives plus fortes, moins fortes. » 

« Chaque équipe est différente, mais le feeling, lui, est toujours spécial », a-t-il soulevé. 

Année spéciale

Et ce matin de la Coupe Dunsmore sera peut-être encore plus spécial pour l’homme de 56 ans, qui reconnaît avoir vécu une année pas comme les autres en raison de la pandémie. 

« Nous avons beaucoup d’athlètes qui n’ont jamais vécu ça, une finale contre les Carabins. Chaque année a sa propre histoire, mais celle-ci, c’est un renouveau. » 

Un événement

À l’autre extrémité du spectre, son vis-à-vis Marco Iadeluca vivra sa première finale québécoise comme entraîneur-chef. 

« Évidemment que chaque fois que tu as la chance de jouer ou de coacher un match de la Coupe Dunsmore, c’est un événement », a analysé le nouveau pilote des Bleus, qui a remporté deux titres du RSEQ avec les Carabins et un autre avec le Rouge et Or, comme coordonnateur offensif chaque fois. 

« Ce n’est pas donné. On a travaillé fort pendant 12 mois pour avoir cette chance-là. Et c’est pour ça que je dis qu’on doit en profiter, parce qu’il y a beaucoup de travail derrière tout ça. »

Iadeluca croit que sa longue expérience comme entraîneur de l’attaque dans différentes formations lui servira aujourd’hui. 

« C’est la même préparation que quand j’étais coordonnateur offensif. Tu ne te prépares pas différemment pour un match important, parce que sinon, ça veut dire que tu n’en as pas fait assez la semaine d’avant. Donc, c’est la même préparation, mais c’est excitant, c’est le fun. » 

« Même Tom Brady peut se faire éteindre »  

Le quart-arrière des Carabins de l’Université de Montréal Jonathan Sénécal est deuxième au Québec au chapitre de la moyenne de verges amassées par rencontre.
Photo d'archives, Martin Chevalier
Le quart-arrière des Carabins de l’Université de Montréal Jonathan Sénécal est deuxième au Québec au chapitre de la moyenne de verges amassées par rencontre.

Jonathan Sénécal sera l’homme à battre aujourd’hui sur le terrain du CEPSUM.

Sénécal, un quart prodige qui faisait rêver tous les programmes universitaires québécois, a martyrisé la défensive du Rouge et Or lors de leurs deux confrontations cette saison. 

Notamment dans le dernier match (une victoire sans appel de 35 à 14 des Bleus en octobre), alors que la recrue a complété 19 de ses 29 tentatives de passe, pour des gains de 350 verges et 3 touchés. 

« De semaine en semaine, Jonathan prend plus d’expérience, a relevé son entraîneur-chef Marco Iadeluca en conférence de presse, vendredi. Ses deux derniers matchs, ç’a été ses deux meilleurs de la saison. » 

Pas un « robot »

Joueur par excellence en défensive au Québec, le secondeur du Rouge et Or Alec Poirier concède « qu’il faudra penser à Sénécal » tout au long du match aujourd’hui. 

Poirier connaît bien Sénécal. Les deux joueurs se sont affrontés alors qu’ils évoluaient dans les rangs collégiaux. À cela s’ajoutent leurs deux confrontations dans le football universitaire cette saison. 

Mais le vétéran ne croit pas que son jeune rival soit impossible à battre. 

« C’est un très bon joueur, Sénécal, a pointé Poirier. J’ai joué contre lui au cégep, j’ai joué contre lui à l’université, et il fait juste devenir meilleur. »

« Mais ce n’est pas un robot, a-t-il nuancé. Ce n’est pas un super humain. Même Tom Brady peut se faire éteindre. Il faut se faire confiance, c’est comme ça qu’on augmente nos chances de les arrêter. »

« Très bon quart-arrière »

Glen Constantin, qui avait discuté avec Sénécal avant que ce dernier n’opte pour les Carabins, qualifie le pivot des Bleus de « très, très bon quart-arrière ». 

Et si le Rouge et Or a passé un premier test en contenant lors du premier match éliminatoire Olivier Roy – le quart des Stingers de Concordia sacré meilleur athlète de la saison par le RSEQ –, le pilote de Laval croit que la tâche sera encore plus lourde aujourd’hui. 

« C’est encourageant [ce qu’on a fait contre Roy], mais le quart-arrière de Montréal est encore une coche plus mobile. Il lance mieux le ballon, il a plus de vécu, d’expérience », a dit l’homme de football. 

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