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Les Carabins sacrés devant leurs partisans

Comme en 2019, l’Université de Montréal a défait le Rouge et Or dans le match de la Coupe Dunsmore

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Pour la première fois de leur histoire, les joueurs des Carabins de l’Université de Montréal ont pu brandir la coupe Dunsmore devant leurs partisans dimanche au CEPSUM, après avoir défait leurs rivaux de toujours, le Rouge et Or de l’Université Laval, 28 à 19 en finale québécoise. 

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« C’est génial de vivre ça devant nos partisans, qui supportent l’équipe depuis 20 ans. C’est un sentiment incroyable ! » a lancé l’entraîneur-chef des Bleus, Marco Iadeluca, qui en est à sa première saison à la barre de l’équipe. 

Comme en 2014, en 2015 et en 2019, les Carabins sont donc champions du RSEQ. 

Auteure d’une fiche de 7-1 en saison régulière, qui lui a valu le premier rang de la conférence, l’Université de Montréal a aussi réussi l’exploit de battre le Rouge et Or trois fois en une année, du jamais-vu pour le programme. 

« Après ce qu’on a vécu ici au dernier match [une défaite de 35 à 14 à la fin octobre], on a montré beaucoup de cran, beaucoup de fierté et je suis satisfait de ce que les joueurs ont pu accomplir », s’est consolé le pilote du Rouge et Or, Glen Constantin, après son 18e match de la Coupe Dunsmore à titre d’entraîneur-chef de l’Université Laval. 

C’est pourtant les joueurs du Rouge et Or – les négligés dans cette finale – qui ont amorcé la rencontre en force. 

Dès sa première séquence à l’attaque, Laval s’est frayé un chemin jusque dans la zone des buts. Le quart Arnaud Desjardins, à sa première finale québécoise universitaire, a rejoint le receveur Kevin Mital sur 20 verges pour le premier touché de la rencontre. 

Desjardins et Mital semblaient donc avoir repris les choses là où ils les avaient laissées la semaine dernière en demi-finale contre les Stingers de Concordia, alors qu’ils avaient combiné leurs efforts pour deux majeurs. 

Un placement de 25 verges réussi par Vincent Blanchard à la fin du premier quart a ensuite procuré une avance de 10 à 0 aux visiteurs. 

Le réveil de Sénécal

Pendant ce temps, tant les jambes que le bras du pivot-recrue des Carabins, Jonathan Sénécal, semblaient gelés par les quelque 5 degrés ressentis dans un CEPSUM rendu bruyant par les 5100 spectateurs qui s’y étaient amassés. 

Au cours des 15 premières minutes de jeu, le quart-vedette n’a réussi que deux de ses huit tentatives de passe. Mais ce n’était qu’une question de temps avant que le produit du Phénix du Collège André-Grasset ne se mette en marche. 

Dès le deuxième quart, le numéro 12 avait retrouvé sa mobilité si souvent vantée. Et son bras s’est mis à facilement atteindre le porteur de ballon Bertrand Beaulieu, qui s’est transformé en receveur de passes à plusieurs occasions. 

« Ils ne nous ont pas surpris, c’est nous qui avons eu plus de difficulté au début du match, a analysé Sénécal. On n’avait pas encore trouvé notre momentum, et quand on l’a, c’est là qu’on démarre. » 

La chimie entre Sénécal et Beaulieu a mené au premier touché des Carabins. Le quart a d’abord repéré son coéquipier sur 27 verges, puis une passe de 17 verges en direction du numéro 48, posté dans la zone des buts, a permis aux Bleus de s’inscrire à la marque. 

Une course d’une verge de Beaulieu a ensuite procuré une avance de quatre points aux Carabins, alors qu’il ne restait qu’une seconde à écouler à la première demie. 

Beaulieu, le train

Tout s’est alors écroulé pour les joueurs de Glen Constantin. 

Le Rouge et Or a certes bien amorcé le troisième quart avec un placement qui resserrait l’écart. Mais la puissante défensive des Carabins a encore davantage resserré son étau. 

Les Bleus n’ont pas manqué de faire payer Desjardins pour sa première interception du match, une offrande lancée directement dans les bras du secondeur Harold Miessan. À la reprise du ballon, Sénécal a rejoint deux fois de suite le receveur Tristan Fiske-Casault. 

Le quart suppléant Dimitri Morand, pourtant plutôt utilisé pour des jeux au sol cette saison, a complété le boulot en repérant Paul-Antoine Ouellette pour le majeur. 

Beaulieu en a rajouté à mi-chemin au troisième quart, avec son troisième touché de la rencontre. Pendant ce temps, Sénécal asseyait sa domination, finissant la rencontre avec 17 passes réussies en 29 tentatives, pour des gains de 272 verges. 

« Quand il y a de l’adversité, c’est là qu’on performe le mieux, a pointé Beaulieu. Ce n’est pas parce qu’on perd au premier quart que tout le monde va regarder par terre et arrêter de jouer. Ce n’est pas quelque chose de nouveau pour nous. »

Le Rouge et Or a fait montre une ultime fois de son caractère à la fin du troisième quart. Le receveur Mathieu Robitaille, qui s’est improvisé pivot le temps d’un jeu, a couru sur trois verges pour réduire le déficit à neuf points. 

Le receveur Jacob Doucet-Bruyère, venu remplacer Blanchard, blessé au début de la demie, a toutefois vu sa tentative de converti être rabattue. 

C’en était alors fait des espoirs de Laval, qui, comme en 2019, voit ses rivaux lui ravir la chance de tenter de se rendre jusqu’à la Coupe Vanier. 

Un match ultime qui, pour ajouter au désarroi des perdants, sera encore cette année joué... à Québec.

Une belle victoire... en attendant la suite  

L’entraîneur-chef des Carabins, Marco Iadeluca
Photo Martin Alarie
L’entraîneur-chef des Carabins, Marco Iadeluca

Les champions du football universitaire québécois fêtaient dimanche, mais c’était en attendant de reprendre le travail pour atteindre le réel objectif des Carabins de l’Université de Montréal cette saison : la Coupe Vanier, qu’ils ont échappée il y a deux ans contre les Dinos de Calgary.

Les Bleus reprendront l’action dans deux semaines, dans le cadre du match de la Coupe Uteck. 

En raison de la pandémie, le calendrier des trois autres conférences canadiennes a été décalé d’une semaine, ce qui donnera sept jours de plus à l’entraîneur-chef Marco Iadeluca pour préparer ses joueurs à leur prochain défi. 

En demi-finale canadienne, l’Université de Montréal sera opposée aux champions de l’Ouest, qui seront soit les Huskies de la Saskatchewan, soit les Bisons du Manitoba. La Coupe Hardy sera disputée le week-end prochain.

« Cette semaine, on va commencer à regarder les deux équipes qui s’affrontent en finale, pour prendre de l’avance, a expliqué Iadeluca. Mais on a aussi des choses à travailler dans notre propre jeu, tant en attaque, en défensive que sur les unités spéciales. »

Un autre match difficile

Iadeluca s’attend à un autre match difficile lors de la Coupe Uteck, le 27 novembre, au CEPSUM. 

« Dans la conférence de l’Ouest, les équipes sont vraiment bonnes, a-t-il concédé. Je m’attends à un autre match très difficile. Comme [dimanche], je savais que le Rouge et Or arriverait très bien préparé dans les trois facettes du jeu. On a eu droit à un gros match. »

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