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BASF envisage de construire une usine de batteries à Bécancour

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Le groupe allemand BASF envisage d'implanter à Bécancour une usine de fabrication de cellules de batteries pour véhicules électriques. 

Le plus important groupe chimique à l'échelle mondiale s'est inscrit il y a un mois au Registre des lobbyistes pour «un éventuel projet dans le parc industriel de Bécancour pour un plan de production de matériel de batterie» et lorgnerait déjà un terrain au sud de l'autoroute 30.

Aucun intervenant économique de la région de Bécancour n'a voulu confirmer ou commenter la venue éventuelle de BASF. «On en a entendu parler. J'en entends parler, mais on ne peut rien dire pour le moment», s'en est tenu à dire Daniel Breton de Mobilité Électrique Canada.

Invité à commenter, le ministre de l'Économie et de l'Innovation a laissé entendre, de son côté, que la porte du Québec est grande ouverte aux investisseurs en matière d'électrification des transports. «Le travail qu'on fait présentement, c'est de convaincre les entreprises étrangères de venir au Québec et de nous permettre de faire les batteries», a expliqué lundi le ministre Pierre Fitzgibbon.

Ce projet de production d'éléments de batterie est le quatrième en gestation à Bécancour avec ceux de Nemaska Lithium, Nouveau Monde Graphite et British Volt. Le gouvernement Legault souhaite y créer un pôle fort de l'électrification des transports.

«Bécancour, c'est certain , après avoir été durement frappé au cours des dernières années au point de vue industriel à cause de la transition qui se fait au niveau manufacturier, est un pôle intéressant pour toutes sortes de raisons. D'abord parce qu'il y a un parc industriel qui est extrêmement imposant», a observé Daniel Breton.

On ne sait toutefois rien de la taille qu'aurait l'usine que souhaite construire BASF ni de l'investissement requit ni du nombre d'emplois qui seraient créés.