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La fin d’une longue attente pour Kevin Lowe

La fin d’une longue attente pour Kevin Lowe
Photo Agence QMI Benoît Rioux

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TORONTO | Mark Messier fait partie des personnes les mieux placées pour réaliser à quel point le Québécois Kevin Lowe n’a pas volé sa place au Temple de la renommée du hockey. Les deux joueurs ont remporté ensemble leurs six coupes Stanley, cinq avec les Oilers d’Edmonton et une dernière chez les Rangers de New York.

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«Ç’a été une longue attente pour lui et c’est un honneur plus que mérité, a tranché Messier, lorsque croisé sur le tapis rouge ayant précédé la cérémonie officielle de lundi soir, au Meridian Hall, à Toronto. Kevin connaissait son rôle et il le remplissait très bien.»

Messier est d’ailleurs celui qui a présenté la plaque d'intronisé à Lowe, défenseur retraité depuis 1998, tout juste avant le discours du Québécois.

«Je sais que je n’ai pas été intronisé pour mes statistiques», a reconnu Lowe, rappelant aussitôt qu’il y a deux filets au hockey et que c’est important d’en défendre un.

«Ma mère Jessie est décédée il y a deux ans et elle était ma plus grande partisane, a plus tard affirmé le défenseur originaire de Lachute. Elle adorait Jean Béliveau parce qu’il était un bon joueur de hockey, mais aussi une bonne personne. Je voulais devenir Jean Béliveau.»

Une pensée pour les Remparts

Lowe n’a pas oublié son passage au niveau junior avec les Remparts durant son discours, mentionnant les noms de Ron Racette, qui était son entraîneur-chef à Québec, mais aussi ceux de ses anciens coéquipiers Mario Marois, Alain Rioux et Jocelyn Faucher.

S’il y a quelqu’un d’autre qui a pu apprécier la carrière de Lowe, autant sinon plus que Messier, c’est assurément sa femme Karen Percy-Lowe, une ancienne skieuse ayant d’ailleurs remporté deux médailles de bronze aux Jeux olympiques de Calgary, en 1988.

«Je suis tellement fière de mon mari, a-t-elle affirmé, rencontrée sur le tapis rouge, avec une voix remplie d’émotion. Avec mon passé d’athlète, j’ai tenté de l’appuyer du mieux que je pouvais tout en élevant notre famille.»

Karen Percy-Lowe a avoué que cette soirée de lundi la transportait elle-même à une autre époque, quand elle avait été élue au Temple de la renommée du ski canadien, en 1992, puis au Temple de la renommée des sports de l’Alberta, en 2000.¬¬¬ Comme Kevin, elle n’avait pas volé ces intronisations.

- Croisé par hasard dans la journée de lundi à Toronto, Sean MacKenzie, beau-frère de Jarome Iginla, a admirablement bien résumé la pensée de plusieurs au sujet de ce nouveau membre du Temple de la renommée : «je dis souvent que Jarome était tout un joueur de hockey, mais qu’il est une meilleure personne encore». Iginla l'a prouvé, en fin de soirée, en livrant un témoignage aussi drôle que touchant, remerciant d'ailleurs son ancien coéquipier Alex Tanguay et certains pionniers pour les joueurs noirs de la LNH comme Grant Fuhr.

Kevin Lowe a vécu un mois digne d'un scénario de film  

Le présent mois de novembre est digne d’un scénario de film pour le Québécois Kevin Lowe, avec le retrait de son chandail par les Oilers d’Edmonton et son intronisation au Temple de la renommée du hockey.  

Advenant une éventuelle production, l’ancien hockeyeur pourra toujours compter sur son fils le plus âgé, Shane Fennessey.  

Shane Fennessey, à gauche, y est allé d’un intéressant «selfie» avec la grande famille de son père, dont Kevin Lowe et Karen Percy-Lowe (à droite), durant la cérémonie du retrait du chandail par l'organisation des Oilers à Edmonton.
PHOTO COURTOISIE
Shane Fennessey, à gauche, y est allé d’un intéressant «selfie» avec la grande famille de son père, dont Kevin Lowe et Karen Percy-Lowe (à droite), durant la cérémonie du retrait du chandail par l'organisation des Oilers à Edmonton.

Question de résumer le portait familial, Fennessey a grandi dans la région de Vancouver avec sa mère et il voyait sporadiquement son père durant l’été. Devenu adulte, il a toutefois voulu rattraper le temps perdu. C’est ainsi qu’il s’est retrouvé en Alberta, tout près de Kevin, mais aussi de sa belle-mère Karen et de quatre demi-frères et demi-sœurs (Keegan, Devyn, Darby et Karly).

«Être le fils de Kevin Lowe, c’est de vivre un peu dans l’ombre. Les chaussures sont grandes à chausser, j’espère simplement que lorsque j’aurai son âge, les gens auront une opinion semblable de moi en tant que personne, que celle qu’ils ont de lui», a ajouté Fennessey, qui vante la gentillesse de son père.

Une production à venir?

À n’en point douter, Fennessey, 33 ans, laisse tranquillement sa propre trace dans son domaine, lui qui œuvre dans la production de documentaires sportifs. Déjà, il a été coproducteur pour le documentaire «Making Coco : The Grant Fuhr Story» et, plus récemment, il a offert des œuvres mettant en vedette le combattant d’arts martiaux mixtes Michael Bisping et la nouvelle vedette des Oilers Connor McDavid.

Shane Fennessey et Dan Metz à la première de «Making Coco : The Grant Fuhr Story».
Photo d'archives, AFP
Shane Fennessey et Dan Metz à la première de «Making Coco : The Grant Fuhr Story».

Pourrait-on avoir droit à un documentaire sur Kevin Lowe un jour? Fennessey penche plutôt sur un projet de documentaire résumant la dynastie des Oilers à la fin des années 1980.

«Ce qui rendait cette équipe si spéciale, c’était la connexion présente entre les différents joueurs, qui sont maintenant sept au Temple de la renommée, soit Gretzky, Kurri, Fuhr, Coffey, Messier, Anderson et Lowe, a répondu Fennessey. La manière dont ils jouaient ensemble ont fait le succès des Oilers et j’imagine une production sur tous ces joueurs afin de montrer comment ils ont fait face à l’adversité. C’est une œuvre à réaliser à laquelle j’ai pensé plus d’une fois.»

Médaillée olympique et «super mom»

À propos de la grande famille de Kevin Lowe, elle est chapeautée par Karen Percy-Lowe, la mère de ses quatre autres enfants, avec qui il est marié depuis 1990. Avant de fonder une famille, celle-ci a connu sa propre carrière sportive comme skieuse, ayant d’ailleurs été double médaillée de bronze en descente et en super-G aux Jeux olympiques de Calgary, en 1988. Elle avait également eu l’honneur d’être la porte-drapeau du Canada à la cérémonie de clôture.

«Tu n’atteins pas les sommets de ton sport sans être ultra-compétitif et je crois qu’ils ont fait et qu’ils font toujours une belle équipe, car elle comprend la détermination requise pour être un athlète, a confié Fennessey, montrant tout son respect pour celle qui est devenue sa belle-maman. Quand elle s’est retirée du ski, elle souhaitait élever une famille, ce qu’elle a fait avec mes quatre demi-frères et demi-sœurs. Elle a probablement mis autant d’efforts pour la famille que pour sa carrière sportive, car elle a toujours été une "super mom".»

Shane Fennessey, fils de Kevin Lowe, pose aux abords du Scotiabank Arena, le samedi 13 novembre 2021 à Toronto, lors d'une rencontre effectuée en marge du week-end d'intronisation au Temple de la renommée du hockey.
Photo AGENCE QMI, BENOÎT RIOUX
Shane Fennessey, fils de Kevin Lowe, pose aux abords du Scotiabank Arena, le samedi 13 novembre 2021 à Toronto, lors d'une rencontre effectuée en marge du week-end d'intronisation au Temple de la renommée du hockey.

La présente intronisation de Kevin Lowe avait d’ailleurs de quoi rappeler certains souvenirs à l’ancienne skieuse. En 1992, Karen Percy-Lowe était effectivement élue au Temple de la renommée du ski canadien. Puis, en 2000, elle fut admise au Temple de la renommée des sports de l’Alberta.

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