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Une défaite difficile pour rebondir plus fort

Glen Constantin croit que sa jeune équipe apprendra de ce revers en finale

SPO - FOOTBALL ROUGE ET OR vs CARABINS
Photo Agence QMI, Martin Alarie Le receveur Vincent Forbes-Mombleau du Rouge et Or (80) gêné lors d'une réception de passe par un joueur des Carabins.

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Elle a été douloureuse, la défaite du Rouge et Or en finale de la Coupe Dunsmore contre ses plus grands ennemis, les Carabins de l’Université de Montréal.

Elle a été dure pour les recrues, nombreuses cette année, qui goûtaient pour la première fois à l’amertume d’un revers en finale québécoise. 

Pénible pour les jeunes vétérans, qui voyaient pour la deuxième fois de suite les Bleus freiner leurs chemins vers une coupe Vanier. 

Amère pour les finissants, qui voyaient leur rêve d’un ultime championnat s’évaporer. 

Et elle était aussi douloureuse pour l’entraîneur-chef Glen Constantin, qui, pour une troisième fois en une saison, un fait historique, ne parvenait pas à résoudre l’énigme des puissants Carabins. 

Pas de gaspillage

Quelques minutes après ce revers de 28 à 19 au CEPSUM, dans un match où tant l’offensive que la défensive de l’Université de Montréal se sont montrées magistrales durant trois des quatre quarts de jeu, le pilote du Rouge et Or préférait toutefois y voir un pas vers l’avant pour sa jeune équipe. Un apprentissage. 

« On parle souvent entre nous de ne jamais gaspiller une défaite, a concédé Constantin. On va apprendre de ça, on apprend toujours plus quand on perd. » 

La pandémie a privé d’une année d’expérience des joueurs essentiels à la formation du Rouge et Or. 

Tant le quart-arrière Arnaud Desjardins que le receveur Kevin Mital, pour ne nommer qu’eux, en étaient à une première finale de la Coupe
Dunsmore dimanche. 

« Je ne force pas les joueurs à rester sur le terrain, mais je pense que de voir [les célébrations des Carabins], ça va les alimenter pour l’année prochaine, a-t-il poursuivi. Ce sont des souvenirs qui vont rester. » 

Efforts et sacrifices 

Constantin a la réputation d’être un entraîneur-chef exigeant. Quand on a remporté neuf coupes Vanier en 18 ans, une saison qui ne se termine pas par le championnat canadien peut ressembler à un échec. 

Mais les choses étaient différentes à Laval, cette année. Dès le début de la saison, c’est un Glen Constantin plus zen qui s’est présenté au Stade Telus. 

« Je me suis rendu compte que j’aimais tellement mon sport et que le football va bien au-delà de la victoire ou la défaite », avait-il dit au Journal pendant le camp d’entraînement. 

Et après le revers de dimanche, l’entraîneur-chef a rendu hommage à sa jeune équipe. 

« J’apprécie les efforts, les sacrifices qu’on a mis pour se rendre jusque-là. De perdre par neuf points, ce n’est pas beaucoup, et compte tenu de notre dernier résultat au CEPSUM, on a montré beaucoup de cran, de fierté. » 

Même si cette défaite prive le Rouge et Or d’une potentielle participation au match de la Coupe Vanier devant ses partisans du Stade Telus, début décembre, Constantin estimait que cette saison avait été « au-delà de ses attentes ». 

Pas nécessairement en raison des résultats sur le terrain – Laval a perdu trois matchs de saison régulière pour la première fois en 20 ans –, mais plutôt parce que ses joueurs ont pu fouler le gazon pour 10 matchs sans aucun problème. Un fait inespéré en pleine pandémie. 

« D’avoir pu jouer 10 rencontres sans interruption, il faut donner le crédit à toutes les équipes de la ligue, a souligné l’homme de football. Elles ont fait des sacrifices, elles ont su respecter
les consignes. »

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