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CHSLD: le «bras droit» de Blais n’était pas au courant pour les aînés abandonnés

La ministre Marguerite Blaise lors d'un point de presse du gouvernement Legault durant la première vague de COVID-19.
Photo d'archives La ministre Marguerite Blaise lors d'un point de presse du gouvernement Legault durant la première vague de COVID-19.

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La plus haute fonctionnaire dédiée au dossier des aînés au Québec ignorait que des résidents de CHSLD n’étaient pas nourris ni hydratés dans les jours suivant le déclenchement de l’état d’urgence sanitaire.

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Qualifiée de «bras droit» de la ministre responsable des Aînés et des Proches aidants, la sous-ministre Natalie Rosebush témoignait mardi dans le cadre de l’enquête publique de la coroner Géhane Kamel sur les décès survenus en CHSLD durant la première vague de la COVID-19.

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Pressée de questions sur les premiers jours du confinement généralisé décrété à la mi-mars, la gestionnaire a affirmé qu’elle était alors informée de graves manques de personnel dans certains établissements, mais pas nécessairement de l’état des résidents.

«J’ai eu l’information qu’il y avait des préoccupations sur la capacité puis que les gens couraient et des choses comme ça, mais que des gens n’ont pas été nourris, ça c’est un autre élément», a-t-elle indiquée, mardi.

D’abord rapporté par les médias, le rapport d’étape de la Protectrice du citoyen rendu public en décembre dernier a confirmé que des CHSLD ont laissé des aînés mourir seuls et sans soins de confort pendant la première vague de la COVID-19.

«Ça a évolué rapidement»

Natalie Rosebush a aussi eu à défendre la décision du gouvernement, annoncée le 15 mars, d’interdire l’accès des établissements aux proches aidants.

Quelques jours plus tôt, le 12 mars, Québec avait pourtant produit un document à l’intention des CHSLD pour les inviter, entre autres, à maintenir l’accès des proches aidants une fois l’apparition de la pandémie dans leurs régions respectives.

«On avait la préoccupation de dire, on va protéger les personnes dans les CHSLD, mais aussi protéger les personnes proches aidantes qui sont elles-mêmes des personnes aînées», a expliquée Natalie Rosebush en reconnaissant que «ça a évolué rapidement, en quelques jours».

La coroner reste sur sa faim

À la fin de son témoignage, la coroner Géhane Kamel lui a partagé qu’elle restait «sur son appétit».

«Plus on avance vers la ligne d’arrivée de cette enquête, plus je me rends compte que les orientations qui ont été données par le ministère, on ne peut pas dire que ce n’est pas clair. Mais entre le ministère et que ça se rende sur le terrain, le fossé est grand. Puis je ne sais pas comment on va se sortir de ça, mais on aura certainement quelque chose à réfléchir et il va falloir le faire ensemble», a-t-elle exposé à la salle.

La ministre de la Santé au moment de la première vague de la COVID-19, Danielle McCann, témoignera mercredi.

Toujours en congé de maladie depuis le 29 octobre dernier en raison «d’un épuisement professionnel et d’ennuis de santé mineurs», la ministre responsable des Aînés, Marguerite Blais, ne témoignera finalement pas devant la coroner Géhane Kamel.

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