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Lehouillier dénonce une «volte-face» de Labeaume sur le troisième lien

Le maire de Lévis, Gilles Lehouillier
Photo d'archives, Stevens LeBlanc Le maire de Lévis, Gilles Lehouillier

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Gilles Lehouillier conteste des passages de la lettre de Régis Labeaume qui défait plusieurs aspects du troisième lien, et déplore une « volte-face » de sa part.

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« C’est un peu une volte-face, parce que lorsque le gouvernement a annoncé le projet, il a clairement indiqué qu’il était en faveur du projet du gouvernement de Réseau express de la Capitale », commente le maire de Lévis en entrevue avec Le Journal, en pointant vers la vision gouvernementale des transports qui comprend à la fois le tunnel interrives et le tramway de Québec.

Selon lui, certaines données avancées par son ancien vis-à-vis « méritent d’être nettement nuancées ».

Il affirme qu’il est faux de dire que le développement résidentiel de la Rive-Sud s’effectue majoritairement dans l’ouest du territoire, puisque dans les 2000 permis de construction pour des unités résidentielles délivrés par sa municipalité cette année, il y en a 70 % « qui sont dans l’est de la ville ».

Densifier dans l’est

Un troisième lien « va faire en sorte de recentrer l’activité d’une ville vers son centre, donc on va pouvoir densifier davantage dans l’est », alors que sans lui, il y aura un « effet de débordement en dehors de Lévis dans l’ouest », parce que « la cour est pleine », prédit-il.

Il faut offrir aux automobilistes un « by pass », ce que l’ajout d’une voie réversible sur le pont Pierre-Laporte ne permettrait pas, martèle-t-il.

« Faux problème »

Par ailleurs, il met en doute le consensus scientifique de la demande induite, selon lequel l’ajout d’infrastructures routières conduit nécessairement à plus de trafic.

« Certains détracteurs vont dire “Ouais, mais ce n’est pas en ajoutant des autoroutes qu’on règle le problème”, sauf que dans la réalité, c’est un faux problème quand on dit ça, parce qu’il n’y a aucun ajout d’autoroute ni à Québec ni à Lévis. [...] On ne fait rien d’autre que de réunir par un tunnel deux autoroutes ensemble », affirme-t-il en référence aux autoroutes 20 et 40.

Rappelons que le projet prévoit un tunnel de 8,3 km avec deux voies pour la circulation automobile dans chaque direction

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