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À quand le vin nouveau du Québec?

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Le troisième jeudi de novembre correspond à l’arrivée du Beaujolais Nouveau. Or, avec seulement trois cuvées mises en vente par la SAQ cette année, on peut en déduire que le consommateur est passé à autre chose.

On faisait pourtant la file dans les années 1980 et 1990 pour en acheter. À croire que l’hyper commercialisation de ce genre de vin fabriqué à coup de levures modifiées pour s’assurer d’une saveur de l’année est venue remettre en question l’idée d’acheter un produit, disons-le, plus qu’ordinaire. L’ennui, c’est qu’à force de vins sans âme, c’est tout le Beaujolais qui en a pris pour son rhume. Or, s’il existe une pépinière de bons producteurs, c’est bien là. Lapierre, Chamonard, Descombes, Foillard, Breton, Thévenet, Chignard, Piron, Thivin, Brun, Chermette et j’en passe. Allez faire un tour dans le coin des Beaujolais de votre SAQ, vous ne serez pas déçu.

Au-delà du Beaujolais nouveau, il y a le vin nouveau. Pour la première fois, nous avons eu la chance de déguster du «Québec Nouveau». Et c’est très bon! Un vin élaboré avec du marquette, un cépage bien d’ici, par Geneviève Thisdel qui a notamment fait ses classes dans... le Beaujolais et qui travaille au vignoble Les Bachantes à Hemmingford. Allez écouter le dernier balado des Méchants Raisins sur QUB pour en savoir plus. D’ici là, souhaitons que d’autres vignerons imitent sa démarche et que la SAQ prenne l’initiative de nous en proposer l’an prochain.

Buvez moins. Buvez mieux.

Château Cambon, Brouilly 2020, France

30,50$ – Code SAQ 13385931 – 12,5% – 1,8 g/L

À défaut d’un bon beaujolais nouveau, mettez la main sur cette superbe bouteille de brouilly. Les familles Lapierre et Chanudet, pionnières du vin nature en Beaujolais, ont repris le Château Cambon. Bien parfumé (cerise, fraise, réglisse, pivoine), gouleyant, énergique et enveloppant. Il ne manque que le saucisson et les copains pour la partager.

*** 1⁄2 $$$

Domaine de Majas 2020, Côtes Catalanes, France

20,15$ – Code SAQ 13105910 – 13% – 1,7 g/L – Biologique

Sous l’influence de Tom Lubbe du Domaine de Matassa, Alain et Agnès Carrère produisent un vin du Roussillon qui, par sa buvabilité contagieuse, a plus à voir avec un bon beaujolais. C’est fait 50/50 de grenache et de carignan. Grappes entières et élevées en cuve béton. Beaucoup de fruit avec des notes de laurier et d’olive. De la fraîcheur en masse. Ça se boit comme du petit-lait.

*** $$

Château Leret, Réserve 2019, Cahors, France

16,20$ – Code SAQ 918557 

Un rouge parfait pour les mijotés ou les braisés d’automne. Provenant d’un domaine d’une quarantaine d’hectares situé au cœur de l’appellation Cahors, le vin est élaboré majoritairement (85%) avec du cot ou auxerrois (qu’on appelle aussi «malbec» ailleurs dans le monde) auquel on ajoute un peu de merlot et de tannat. Bonne intensité au nez (fruits, épices) avec une bouche structurée par des tanins souples et une finale caressante. Bon rapport qualité/prix.

** 1⁄2 $ 1⁄2

Maison Ventenac, Préjugés 2020, Vin de France

17,95$ – Code SAQ 14029197 – 13% – 1,8 g/L

Située dans le Cabardès, appellation du Languedoc, cette maison a fait mouche avec sa cuvée Paria, un rouge de grenache au fruité éclatant. La cuvée Préjugés, faite à 100% de chardonnay et profitant d’un séjour en barrique, surprend par son énergie et son côté gourmand. Juste assez beurré/boisé tout en restant droit et précis, le vin offre des flaveurs de poire et de papaye avec une finale légèrement saline.

*** $$

Joseph Mellot, La Chatellenie 2020, Sancerre, France

27,40$ – Code SAQ 12258842 – 12,5% – 3,2 g/L

Un des meilleurs sancerres à moins de 30$ cette année. Un nez bien typé et facilement reconnaissable avec ses tonalités de mandarine, de fleur d’oranger, d’herbe coupée et une touche de pierre à fusil. La bouche affiche un fruité mûr et croquant, une acidité fine et porteuse d’une finale élégante et parfumée. Dégusté sur près d’une semaine avec seulement la capsule à vis comme protection, le vin n’a pratiquement pas décliné. Impressionnant. Ça mérite bien quatre étoiles!sième jeudi de novembre correspond à l’arrivée du Beaujolais Nouveau. Or, avec seulement trois cuvées mises en vente par la SAQ cette année, on peut en déduire que le consommateur est passé à autre chose.

On faisait pourtant la file dans les années 1980 et 1990 pour en acheter. À croire que l’hyper commercialisation de ce genre de vin fabriqué à coup de levures modifiées pour s’assurer d’une saveur de l’année est venue remettre en question l’idée d’acheter un produit, disons-le, plus qu’ordinaire. L’ennui, c’est qu’à force de vins sans âme, c’est tout le Beaujolais qui en a pris pour son rhume. Or, s’il existe une pépinière de bons producteurs, c’est bien là. Lapierre, Chamonard, Descombes, Foillard, Breton, Thévenet, Chignard, Piron, Thivin, Brun, Chermette et j’en passe. Allez faire un tour dans le coin des Beaujolais de votre SAQ, vous ne serez pas déçu.

Au-delà du Beaujolais nouveau, il y a le vin nouveau. Pour la première fois, nous avons eu la chance de déguster du «Québec Nouveau». Et c’est très bon! Un vin élaboré avec du marquette, un cépage bien d’ici, par Geneviève Thisdel qui a notamment fait ses classes dans... le Beaujolais et qui travaille au vignoble Les Bachantes à Hemmingford. Allez écouter le dernier balado des Méchants Raisins sur QUB pour en savoir plus. D’ici là, souhaitons que d’autres vignerons imitent sa démarche et que la SAQ prenne l’initiative de nous en proposer l’an prochain.

Buvez moins. Buvez mieux.

Château Cambon, Brouilly 2020, France

30,50$ – Code SAQ 13385931 – 12,5% – 1,8 g/L

À défaut d’un bon beaujolais nouveau, mettez la main sur cette superbe bouteille de brouilly. Les familles Lapierre et Chanudet, pionnières du vin nature en Beaujolais, ont repris le Château Cambon. Bien parfumé (cerise, fraise, réglisse, pivoine), gouleyant, énergique et enveloppant. Il ne manque que le saucisson et les copains pour la partager.

*** 1⁄2 $$$

Domaine de Majas 2020, Côtes Catalanes, France

20,15$ – Code SAQ 13105910 – 13% - 1,7 g/L – Biologique

Sous l’influence de Tom Lubbe du Domaine de Matassa, Alain et Agnès Carrère produisent un vin du Roussillon qui, par sa buvabilité contagieuse, a plus à voir avec un bon beaujolais. C'est fait 50/50 de grenache et de carignan. Grappes entières et élevées en cuve béton. Beaucoup de fruit avec des notes de laurier et d’olive. De la fraîcheur en masse. Ça se boit comme du petit-lait.

*** $$

Château Leret, Réserve 2019, Cahors, France

16,20$ – Code SAQ 918557 

Un rouge parfait pour les mijotés ou les braisés d’automne. Provenant d’un domaine d’une quarantaine d’hectares situé au cœur de l’appellation Cahors, le vin est élaboré majoritairement (85%) avec du cot ou auxerrois (qu’on appelle aussi »malbec» ailleurs dans le monde) auquel on ajoute un peu de merlot et de tannat. Bonne intensité au nez (fruits, épices) avec une bouche structurée par des tanins souples et une finale caressante. Bon rapport qualité/prix.

** 1⁄2 $ 1⁄2

Maison Ventenac, Préjugés 2020, Vin de France

17,95$ – Code SAQ 14029197 – 13% – 1,8 g/L

Située dans le Cabardès, appellation du Languedoc, cette maison a fait mouche avec sa cuvée Paria, un rouge de grenache au fruité éclatant. La cuvée Préjugés, faite à 100% de chardonnay et profitant d’un séjour en barrique, surprend par son énergie et son côté gourmand. Juste assez beurré/boisé tout en restant droit et précis, le vin offre des flaveurs de poire et de papaye avec une finale légèrement saline.

*** $$

Joseph Mellot, La Chatellenie 2020, Sancerre, France

27,40$ – Code SAQ 12258842 – 12,5% – 3,2 g/L

Un des meilleurs sancerres à moins de 30$ cette année. Un nez bien typé et facilement reconnaissable avec ses tonalités de mandarine, de fleur d’oranger, d’herbe coupée et une touche de pierre à fusil. La bouche affiche un fruité mûr et croquant, une acidité fine et porteuse d’une finale élégante et parfumée. Dégusté sur près d’une semaine avec seulement la capsule à vis comme protection, le vin n’a pratiquement pas décliné. Impressionnant. Ça mérite bien quatre étoiles!

**** $$ 1⁄2