/news/politics
Navigation

Éric Duhaime veut ramener les bébé-bonus

Quebec
Photo d'archives Stevens Leblanc

Coup d'oeil sur cet article

Interpellé par la survie «à moyen et long terme» de la nation québécoise, le Parti conservateur d’Éric Duhaime ressuscite l’idée des «bébé-bonus» pour encourager les Québécois à enfanter.

Offrir 2000 $ aux parents qui ont un deuxième enfant et 5000 $ pour un troisième, voici une des propositions du nouveau programme qui sera discuté cette fin de semaine lors d’un congrès virtuel du parti, le premier depuis l’élection de son nouveau chef en avril dernier.

Sous un gouvernement conservateur, les parents de familles nombreuses (quatre enfants ou plus) auraient également un coup de pouce financier pouvant aller jusqu’à 5000 $ afin de se procurer une automobile «de type fourgonnette», entre autres.

«On pense que c’est une bonne chose que les Québécois aient plus d’enfants. Oui on est un parti qui est favorable à l’augmentation de la natalité», a clamé le chef de la formation, Éric Duhaime, en entrevue.

Plus de flexibilité

L’idée n’est pas sans rappeler le programme de «bébé-bonus » de Robert Bourassa, effectif de 1989 à 1996, qui proposait 500 $ à la naissance du premier enfant, 1000 $ pour le deuxième et 8000 $ pour le troisième enfant.

Éric Duhaime souhaite aussi donner «plus de flexibilité» aux parents dans le choix de leurs services de garde. C’est pourquoi il propose de leur verser, d’ici la fin d’un premier mandat, une allocation de garde imposable de 200 $ par semaine et par enfant admissible et d’ultimement dérèglementer les tarifs des garderies.

«C’est très injuste en ce moment. Il y a des parents qui paient, mais qui n’ont pas accès à une place», dit-il. Oui, il y a le manque de places, mais il y a des gens qui ont des horaires atypiques, qui ne travaillent pas cinq jours semaine.»

Pas juste anti-passeport

Le congrès de cette fin de semaine sera un moment charnière pour le parti encore marginal il y a quelques mois seulement. Maintenant à 11 % dans les intentions de vote, poussé par la notoriété de son nouveau chef, ses membres devront accoucher d’un programme politique complet.

«Oui, nous sommes des gens qui sont opposés aux mesures sanitaires abusives du gouvernement Legault, mais encore? Il faut mettre de la chair autour de l’os», a expliqué l’ancien animateur.

Si les propositions amenées par la commission politique du parti s’inspirent «des positions historiques conservatrices», le chef admet que certaines d’entre elles pourraient faire débat durant la fin de semaine.

Notamment, sur le volet de l’environnement où le Parti conservateur prône l’exploitation des sources locales d’énergie fossiles.

Des militants avec «une sensibilité plus de gauche» pourraient se faire rappeler que «la défense des libertés individuelles [...] va bien au-delà des mesures sanitaires», croit Éric Duhaime.