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Près de 300 microbrasseries au Québec: à l'étroit, elles demandent un élargissement des canaux de distribution

(PHOTO DIANE TREMBLAY)
Après une pause forcée l’an dernie
Photo Diane Tremblay Les acteurs du milieu des microbrasseries ont tenu leur congrès à Québec, du 15 au 17 novembre. Sur la photo, Marie-Ève Myrand, directrice générale de l’AMBQ, et Martin Parrot, président et copropriétaire de Griendel à Québec.

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Le marché des microbrasseries au Québec s’est enrichi de 15 nouveaux joueurs en 2021, malgré la pandémie, pour un total de 287 entreprises brassicoles. Pour assurer leur pérennité, l’industrie demande un élargissement des canaux de distribution.

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Le nombre de microbrasseries devrait atteindre un sommet au cours de l’été prochain, alors qu’il franchira le cap des 300 entreprises. 

« Le marché a repris du pic très rapidement au sortir de la pandémie. Il y a de plus en plus de grandes surfaces qui font beaucoup de place pour les microbrasseries », se réjouit Martin Parrot, président de l’Association des microbrasseries du Québec (AMBQ) et copropriétaire de Griendel. 

250 de plus en 20 ans

Avec 287 entreprises, il s’agit d’une augmentation de 5,5 % par rapport à l’année précédente. En 2002, le Québec comptait seulement 33 microbrasseries.

« Souvent, c’est des projets de longue haleine qui s’échelonnent sur plusieurs années », indique Marie-Ève Myrand, directrice générale de l’AMBQ. 

Avec les restrictions sanitaires, les broue-pubs ont toutefois plus souffert durant la pandémie que les brasseurs. 

L’élargissement des canaux de distribution fait partie des revendications que mène l’AMBQ.

À l’heure actuelle, les microbrasseries n’ont pas la possibilité de vendre leurs produits dans les marchés publics, ce qui est un non-sens pour l’industrie puisque les producteurs de vin, de cidre, d’hydromel et d’alcool à base de petits fruits le peuvent. 

Plus sévère ici

« C’est une directive d’interprétation de la Régie des alcools qui identifie que lorsqu’on est un producteur artisanal de boissons alcooliques et aussi producteur agricole, donc reconnu par le MAPAQ, là, on considère que c’est l’extension du lieu de production de la ferme. Dans ce cas, on a le droit de vendre les produits dans les marchés publics, mais cela ne s’applique pas à nous », déplore Mme Myrand. 

En Ontario, la vente est permise dans les marchés publics.

Pour Mme Myrand, c’est la preuve qu’il reste encore beaucoup de travail à faire pour accroître les canaux de distribution.

« Souvent, on se pète les bretelles en disant qu’on n’a pas connu la prohibition au Québec. On est plus latin qu’ailleurs, mais au niveau des règles sur l’alcool, on est pire que partout ailleurs en Amérique du Nord », ajoute M. Parrot qui souhaite des changements rapides.

Bientôt 60 autres

L’avenir de l’industrie continuera d’être marqué par la croissance, selon lui.

Actuellement, on dénombre une soixantaine de microbrasseries en processus de démarrage.

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