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« Johnny » Quick est de retour

Jonathan Quick
Photo AFP Jonathan Quick

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Après trois campagnes aux performances sous la moyenne, le réputé gardien de 35 ans Jonathan Quick connaît un regain de vie chez les Kings de Los Angeles, et le voici au quatrième rang de notre classement hebdomadaire. 

On ne saurait vous dire si Quick paie la pizza à son nouveau joueur de centre, Phillip Danault, pour son taux de réussite de 57,8 % sur les mises en jeu, mais ce facteur doit contribuer à sa moyenne de buts accordés de 1,88 et à son taux d’efficacité de ,939. 

Les mises en jeu gagnées de Danault et la pizza, c’est bien, mais peut-être est-ce surtout l’épaule opérée de Quick qui l’a remis sur le droit chemin quand tout le monde s’attendait à ce que Cal Petersen s’empare de son trône. Pour l’instant, c’est l’alternance 50-50. 

La fiche de victoires et défaites de Quick n’est pas très reluisante à 4-4-2, mais son équipe n’a marqué que 1,88 but par match en moyenne devant lui. Il a quatre défaites, même s’il n’a pas encore cédé plus de trois fois dans un match. Autre argument en faveur de l’acrobatique « Johnny » Quick : il n’a accordé que six buts à ses huit dernières sorties.  

Monnaie d’échange ? 

Si Quick poursuivait dans la même veine, il pourrait devenir la cible attrayante d’une équipe aspirante à la coupe Stanley, par exemple les Oilers. Éventuellement, Edmonton pourrait refiler Mikko Koskinen aux Kings ainsi qu’une autre valeur. Le géant finlandais gagne 4,5 millions $ et il sera libre comme l’air à la fin de la saison. 

Quant à Quick, son contrat de 5,8 M$ par année se terminera à la fin de la campagne 2022-2023. Lorsqu’il est au sommet de sa forme, l’Américain est imbattable et il adore la pression. On veut en voir davantage dans les prochains mois, mais il pourrait être une solution pour les Oilers, toujours privés de Mike Smith. 

Statistique révélatrice : depuis 2011, Quick vient au quatrième rang pour le taux d’efficacité en séries (,925) parmi les gardiens ayant disputé au moins 50 matchs. Il vient derrière Tuukka Rask (,927), Braden Holtby (,926) et Henrik Lundqvist (,926). Carey Price est cinquième à ,924 ; incidemment, Marc-André Fleury est treizième à ,912. 

Quick est un véritable gardien de légende. Il est tout de même double gagnant de la coupe Stanley et du trophée Jennings et gagnant du Conn-Smythe. 

Parité chez les grands 

Lorsqu’on parle de parité parmi les meilleurs gardiens, voici une autre statistique éloquente concernant ceux qui ont joué au moins 500 duels réguliers depuis 2010-2011. 

L’écart est très mince dans les taux d’efficacité. Quick est neuvième à ,914. Au premier rang, on retrouve Rask (,921) suivi de Lundqvist (,918), Price (,918), Pekka Rinne (,917), Sergei Bobrovsky (,917), Fleury (,917), Semyon Varlamov (,916) et Devan Dubnyk (0,915). 

Campbell reste au sommet 

Jack Campbell poursuit son excellent travail chez les Maple Leafs de Toronto et il occupe le sommet de notre classement hebdomadaire pour une deuxième semaine d’affilée, une première cette saison. Igor Shesterkin (Rangers), Jacob Markström (Flames), Bobrovsky (Panthers) ont occupé la tête lors des semaines 1, 2 et 3, respectivement. 

Markström brille

Jusqu’à maintenant, la statistique la plus extraordinaire est sans aucun doute les cinq jeux blancs de Markström. À ce rythme, il se dirige vers une saison de 20 blanchissages ! 

Après 11 sorties, Bobrovsky est invaincu en temps réglementaire (8-0-2).