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Liste d’attente pour une chirurgie: la situation s’améliore dans certaines régions

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Plus de 150 000 Québécois attendent présentement de subir une chirurgie, alors que la pandémie a fait gonfler la liste d'attente. 

En juin dernier, avant la quatrième vague, le ministre de la Santé du Québec lançait son plan pour rattraper le retard causé par la pandémie au niveau des chirurgies. Quelques mois plus tard, la situation s'améliore, mais toutefois pas au même rythme partout.

Au Bas-Saint-Laurent, 3140 personnes attendent actuellement pour une chirurgie (25%), soit 782 depuis plus de six mois et 170 qui attendent depuis plus d'un an.

L'attente est plus longue pour une chirurgie d'un jour, le remplacement d'un genou et une chirurgie bariatrique.

«La vague de COVID comme telle a pas nécessairement eu tant d’impact sur nos activités opératoires», a expliqué le président-directeur général adjoint du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) du Bas-Saint-Laurent, le Dr Jean-Christophe Carvalho.

«Dans notre pourcentage d’activité au bloc opératoire, on avait été pendant plusieurs mois autour de 60-70% de ce qui était attendu et là, ça fait déjà 2-3 semaines qu’on est au-dessus de 80%», a-t-il ajouté.

En Gaspésie, 971 personnes sont sur la liste d'attente, dont 13% qui attendent depuis plus de six mois. Sur la Côte-Nord, 693 personnes attendent une chirurgie, dont 116 depuis plus de six mois.

Le ministre de la Santé souhaite que le rattrapage soit effectué d'ici mars 2023, partout en province.

Avant la pandémie, à peine 30 personnes attendaient depuis plus de six mois une chirurgie au Bas-Saint-Laurent.

«Quand on regarde le profil en général, on est probablement mieux positionné par rapport à d’autres régions du Québec, ça reste qu’un usager qui attend sur la liste d’attente, il a un besoin», a souligné le Dr Jean-Christophe Carvalho.

Les régions de l’Est-du-Québec ne peuvent pas compter sur des cliniques médicales privées pour effectuer une partie des chirurgies, comme c’est le cas dans les grands centres.

Les résidents du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie et de la Côte-Nord sont tout de même parmi ceux qui attendent le moins longtemps avant de passer sous le bistouri.

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