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RTC et STLévis: vers «une intégration tarifaire» des deux sociétés de transport

Les maires Marchand et Lehouillier se sont rencontrés mardi

La première rencontre des maires de Québec et de Lévis, Bruno Marchand et Gilles Lehouillier, a eu lieu mardi à l’hôtel de ville de Québec.
Photo Taïeb Moalla La première rencontre des maires de Québec et de Lévis, Bruno Marchand et Gilles Lehouillier, a eu lieu mardi à l’hôtel de ville de Québec.

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Sans exclure que les sociétés de transport de Québec et de Lévis fusionnent un jour, les maires Bruno Marchand et Gilles Lehouillier ont dit vouloir mettre en place rapidement «une intégration tarifaire» pour rendre le transport en commun plus attrayant dans la région.

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C’est ce qui est ressorti d’une rencontre d’une heure placée sous le signe de la collaboration et organisée mardi à l’hôtel de ville de Québec. Très souriants, les deux maires se sont affichés en faveur d’une intégration tarifaire du Réseau de transport de la Capitale (RTC) et de la Société de transport de Lévis (STLévis). 

Même si les contours précis de cette intégration sont à définir, MM. Marchand et Lehouillier ont expliqué qu’un passager pourrait utiliser un même billet de bus pour se rendre d’une rive à l’autre. «Si on veut qu’on ait un transfert de la part modale vers le transport en commun, ça prend une tarification uniformisée et accessible. Si vos gens paient à deux, trois reprises le transport en commun, ils ne l’utiliseront pas», a expliqué M. Lehouillier. 

Penser aux citoyens

Selon M. Marchand, «on veut que la personne de Lévis et de Québec qui prend le transport en commun n’ait pas l’impression qu’elle s’adresse à deux différentes entreprises. On veut que ce soit facilitant, pour les gens, de prendre le transport en commun».     

Lors du tête-à-tête entre les deux hommes, il n’a pas été question de fusion formelle des deux sociétés de transport. Cela dit, «on n’est pas fermés à l’idée, a glissé le maire Marchand. Au lieu de penser à nos sociétés [de transport] en soi, on pense aux citoyens. Nos sociétés vont s’adapter pour faire en sorte que ça se communique mieux». 

Précisons toutefois qu’une forme d’intégration tarifaire existe déjà entre les deux sociétés de transport de la région. Ainsi, le laissez-passer métropolitain permet d’emprunter les bus de Québec et de Lévis, de façon illimitée, pour un coût mensuel de 144,25$. Aussi, le laissez-passer universitaire (LPU) offre ce même privilège aux étudiants de l’Université Laval inscrits à temps complet. Le LPU leur permet également d’emprunter le traversier entre les deux rives.  

Par ailleurs, les deux maires ont convenu de discuter avec le gouvernement Legault pour permettre une circulation «bidirectionnelle» des vélos sur le pont de Québec. Cela peut se faire sans retrancher des voies de circulation automobile, ont-ils insisté.  

Interrogés sur le tramway et sur le troisième lien, ils sont tous deux restés campés sur leurs positions respectives. M. Lehouillier a renouvelé son appui au Réseau express de la Capitale (REC), qui inclut notamment les deux mégaprojets. Le maire de Lévis n’a pas non plus semblé dérangé par la déclaration faite lundi soir par M. Marchand, selon qui le tramway peut exister indépendamment du troisième lien.

Les deux hommes ont par ailleurs évoqué la nécessité, pour toute la région, de demeurer attractive sur le plan économique, et l’importance de développer «un pôle culturel et touristique très fort», selon l’expression de M. Marchand.  

En début de rencontre, le maire de Québec avait déjà affirmé que les deux villes risqueraient de se nuire si elles décidaient de se faire concurrence. «À Québec, on ne peut pas se penser seuls au monde, a-t-il déclaré. On ne peut pas penser qu’il n’existe rien à côté de nous et que les autres nous suivent. On a envie de développer un pôle économique fort, une région forte.» 

Longue absence

Mardi matin, Gilles Lehouillier, maire de Lévis, remettait d’ailleurs les pieds à l’hôtel de ville de Québec pour la première fois depuis fort longtemps. 

«Je ne m’en souviens plus!» a-t-il lancé, sourire en coin, lorsque les journalistes lui ont demandé à quand remontait sa dernière visite à l’hôtel de ville de Québec. Il est probable que son dernier passage remonte au printemps 2017, quelques jours avant l’abandon du projet de Service rapide par bus (SRB). C’est d’ailleurs ce dossier qui avait entraîné une mésentente durable entre M. Lehouillier et son ex-homologue de Québec, Régis Labeaume. 

Mardi, M. Lehouillier a dit vouloir se tourner vers l’avenir et collaborer étroitement avec son nouveau vis-à-vis. «J’arrive dans un bel esprit. J’ai beaucoup de points en commun avec Bruno, parce qu’on a travaillé beaucoup ensemble sur le communautaire», a-t-il laissé tomber en rappelant avoir côtoyé M. Marchand lorsque ce dernier présidait Centraide Québec et Chaudière-Appalaches. 

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