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Un engagement de tous les instants pour Bergevin

Marc Bergevin
Photo Jean-François Chaumont Marc Bergevin semble vouloir travailler pour le bien du Canadien jusqu’à la fin de son contrat.

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Au moins le message de Marc Bergevin est clair. Il n’est pas dans une situation idéale pour modifier les effectifs. En réalité, quand on a remporté cinq victoires en 20 matchs, la valeur des joueurs est en baisse. Sérieusement en baisse.

Le directeur général du Canadien a fait le tour des médias, samedi, pour faire une mise à jour de la gestion quotidienne de l’équipe. Il faut préciser qu’il l’avait faite dans une entrevue accordée à Pierre LeBrun du site The Athletic, 24 heures plus tôt, donc il a surtout fait connaître ses états d’âme relativement au début de saison. 

Dans le contexte actuel, sachant très bien qu’il sera sollicité en plusieurs occasions d’ici la date limite pour conclure des transactions, patienter et créer de la surenchère constituent les meilleures solutions.

Bergevin n’a pas besoin d’une calculatrice pour reconnaître que les chances que son club se qualifie pour les séries sont bien minces. Pour ne pas dire nulles.

Il dira qu’il n’est pas question d’abandonner et il a parfaitement raison, mais il y a beaucoup de travail à effectuer.

Des joueurs qui ne sont pas dévoués

L’important pour l’instant, c’est d’espérer que son équipe démontrera plus de détermination et que les joueurs respecteront les engagements qui accompagnent un contrat.  

« Au début du camp d’entraînement, j’ai vite réalisé que la concentration et l’éthique de travail n’étaient pas là du tout, j’ai vu des joueurs qui n’étaient pas prêts mentalement et physiquement à entamer la saison », a-t-il souligné.

Il n’est pas heureux de l’attitude des joueurs, il a passé des messages, mais la situation le convie à la plus grande prudence. Bergevin a toujours dit qu’il était très émotif, mais le contexte l’invite à garder son calme.

A-t-il toujours plein pouvoir en raison de son statut contractuel avec l’organisation ?

« J’ai toujours plein pouvoir... »

Évidemment, la gestion de l’équipe demeure pour le moins complexe. On ne sait pas s’il sera de retour. On ne sait pas quelle décision a prise Geoff Molson.

« Je parle à Geoff pratiquement à tous les jours. »

Par conséquent, il poursuit les discussions avec ses homologues. Il voit aux opérations quotidiennes de la formation.

Et il prête une oreille attentive à ceux qui s’informent de son état de santé et du statut de certains patineurs.

Un club vendeur

Ça ne fait aucun doute qu’au fur et à mesure que la saison progressera, les propositions seront plus alléchantes. Les équipes qui luttent pour une place en séries chercheront du renfort.

Les formations qui pensent en fonction de la coupe Stanley prendront des décisions importantes.

Habituellement, on regarde toujours du côté des équipes en difficulté. Le Canadien appartient à ce groupe. Et au sein de ses effectifs, il y a des joueurs attrayants.

Il y en a qui pourront se prévaloir de leur statut de joueur autonome sans compensation. Il y en a qui disputent la dernière année de leur entente.

Bref, Bergevin pourra, si la tendance se maintient, avoir une vitrine attirante.

Ben Chiarot retiendra l’attention. Il sera un joueur de location et Bergevin sera en mesure d’exiger un prix très élevé.

Déjà, on affirme à New York qu’Artturi Lehkonen pourrait remplacer très adéquatement Samuel Blais, perdu pour le reste de la saison. Le nom du Finlandais apparaît sur la liste d’épicerie de Chris Drury, le DG des Rangers. Lehkonen a signé un pacte d’une saison avec le CH.

Il faut croire Bergevin quand il dit qu’il a toujours à cœur l’organisation du Canadien. 

S’il doit partir, il aura rempli son mandat avec un engagement de tous les instants.