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Un trophée pour conclure la saison

textured soccer game field with neon fog - center, midfield
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Pour la grande majorité des équipes dans le monde, la conquête d’un titre signifie une bonne saison. En MLS, pour les équipes canadiennes, il y a la ligue et il y a le Championnat canadien. Et de pouvoir bien faire dans l’un ou l’autre est gage de succès. 

Le CF Montréal a remporté, dimanche, la finale du Championnat canadien contre le Toronto FC. Je félicite les joueurs et le personnel, qui ont été en mesure de donner une raison aux partisans de se réjouir.

Lors du duel, le onze montréalais a été capable, et très facilement, de faire avancer le ballon sans trop d’opposition, que ça soit en driblant ou avec des passes vers des joueurs isolés. Cela veut normalement dire avoir des ouvertures vers le but et des chances de marquer. 

Mais, en même temps, c’était du déjà-vu. La même chose s’étant produite contre Orlando, lors du dernier match de la saison en MLS. Cette fois, le seul joueur qui est vraiment en mesure de terminer une action, Romell Quioto, a réussi à marquer le but salvateur du CF Montréal. Et ce, même s’il avait manqué plusieurs chances auparavant.

Toronto n’était tout simplement pas là. Lorsque j’ai vu la formation partante, l’absence de Jozy Altidore et la sortie d’Alejandro Pozuelo, qui est parmi les meilleurs joueurs de la ligue, tôt dans le match, je me suis dit que le CF Montréal n’aurait pas une aussi belle occasion de mettre la main pour une cinquième fois sur le titre de champion du Canada.

Un Avertissement

Toutefois, la troupe de Wilfried Nancy reste fragile offensivement et il faudrait avoir d’autres joueurs qui contribuent à marquer des buts. De plus, la fragilité défensive a également été mise de l’avant. L’exemple parfait a été le long ballon frappé par Michael Bradley qui a éliminé plusieurs joueurs du CF Montréal et qui a permis à un porte couleurs du Toronto FC d’être seul devant Sebastian Breza. N’eût été l’inexpérience du joueur des « Reds », le match aurait pu être à égalité. Par chance, le ballon a frappé le poteau.

J’espère fortement qu’Olivier Renard et tout le personnel technique regarderont les choses avec réalisme, car l’équipe aura besoin de renfort à toutes les positions. Finalement, le club n’a pas fait les éliminatoires, encore une fois, en MLS. Et même en Championnat canadien, il avait été dominé en demi-finale par Forge FC de Hamilton, malgré une victoire en tirs de barrage.

Frictions

Cependant, la relation entre les partisans de l’équipe et le club continue d’être compliquée. Et c’était évident lors du match, notamment en raison d’une bannière qui suggérait la vente du club. Le changement de nom et le rebranding de l’organisation ont donné beaucoup de munitions aux partisans pour se mettre en colère. Et ils ont mis le blâme sur Kevin Gilmore. Toutefois, je suis sûr qu’il n’a pas été le seul à décider de tout ça.

Joey Saputo, lorsqu’il a rencontré les associations de partisans, a apparemment dit que le nom de l’équipe ne changerait pas. Et même s’il a été annoncé que ce ne serait pas le cas, des rumeurs de vente du club ont commencé à émaner. Saputo, apparemment, n’était pas présent lors du match contre Toronto FC. Et ça, ça peut aussi créer des frictions.