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Comment réussir sa négociation salariale

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Avec l’augmentation du coût de la vie, plusieurs Québécois souhaitent demander une augmentation de salaire à leur patron. L’équipe d’À vos affaires a réunis deux professionnels qui partage leurs trucs et conseils pour que la négociation salariale soit une réussite.

Pour le conférencier et formateur Guy Bourgeois, la négociation de salaire entre un patron et un employé est une question d’attitude. 

«Souvent, l’attitude va venir faire que l’employé va avoir un rapport de force», explique-t-il. 

Bien sûr, il ne faut pas négliger la compétence, mais d’autres facteurs, comme l’attitude, ou l’absentéisme peuvent faire pencher la balance. 

«C’est un mélange de plusieurs choses. Plus on est difficile à remplacer, plus on peut demander plus», croit M. Bourgeois, qui croit d’ailleurs que les employés sont avantagés ces temps-ci à cause de la pénurie de main-d’œuvre. 

Arrivez préparé!

Pour Anouk Fortin Lapointe, conseillère en orientation, il est aussi absolument nécessaire de se préparer adéquatement à faire «la grande demande.»

«Habituellement, on sait quand vont avoir lieu les augmentations salariales. Du côté de l’employeur, il va y avoir une préparation qui va être faite pour justifier l’augmentation qui va être donnée. Moi ce que je suggère aux employés, c’est de faire exactement la même chose», affirme la spécialiste. 

Elle encourage les employés à faire un bilan de l’année détaillant les innovations qu’ils ont mis en place, les propositions amenées, et la différence faite dans l’entreprise. 

«C’est beaucoup plus facile de justifier une demande d’augmentation salariale, mais ça aide à avoir une attitude positive et à avoir confiance en soi», souligne Mme Fortin Lapointe. 

Quand faire la demande?

Guy Bourgeois compare la rencontre de négociation de salaire avec une demande en mariage. 

«Il ne faut pas le faire le lendemain d’une chicane», lance-t-il. 

Il croit au contraire que de rencontrer son patron après avoir fait un bon coup donne le plus de chance à l’employé d’avoir ce qu’il demande. Guy Bourgeois précise d’ailleurs que le meilleur moment de la semaine est le vendredi matin. 

«Si on parle de ça en début de semaine, les gens sont trop occupés, explique-t-il. Le vendredi c’est plus calme, et on s’en reparle lundi.»

Quoi faire et quoi éviter

Anouk Fortin Lapointe estime qu’il faut éviter à tout prix d’arriver à la rencontre avec une attitude réfractaire. Selon elle, comparer avec ses collègues ou avec des compétiteurs risque plus de nuire qu’autre chose. 

«Une attitude ouverte, qui amène la discussion, qui amène à pouvoir faire ses preuves, c’est plus positif», avance-t-elle. 

Elle suggère d’ailleurs d’arriver avec une demande précise à la négociation, et de ne pas laisser place à l’interprétation. Bien se préparer et connaître les comparatifs du marché sont essentiels pour ne pas obtenir moins. 

«Vous allez pouvoir arriver avec une demande qui n’est pas exagérée et qui méritera écoute et réflexion», estime Mme Fortin Lapointe. 

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