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Grève des CPE: des travailleurs manifestent devant l’Assemblée nationale

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C’était au tour des travailleurs en CPE affiliés à la CSN et à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) de manifester, mercredi matin, alors qu’il n’y a toujours aucune entente sur le renouvellement des conventions collectives.

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Plusieurs centaines de travailleurs se sont réunis devant l’Assemblée nationale, à Québec, dès 10h mercredi matin.

En grève depuis lundi, les travailleurs ont prévu d'exécuter, aujourd’hui et jeudi, les deux dernières journées d’un mandat de grève de 10 jours qui avait été adopté en forte majorité l’automne dernier.

  • Écoutez le journaliste Alexandre Dubé avec Benoit Dutrizac sur QUB Radio:

C’est demain (jeudi) qu’ils se prononceront sur un mandat de grève générale illimitée, si le gouvernement et les porte-parole syndicaux ne parviennent pas à s’entendre d’ici là.

«On a espoir que ça se règle avant d’être obligés de voter», partage Danielle Hivon, une éducatrice qui a participé à la manifestation.

Photo Catherine Bouchard

«Les principales revendications concernent les ratios d’enfants, l’aide pour les enfants aux besoins particuliers, et on veut que tous les corps de métier soient valorisés à leur juste valeur», poursuit Mme Hivon.

Une cuisinière en CPE s’est présentée à la manifestation, puisqu’elle revendique un meilleur salaire et l’amélioration de ses conditions de travail.

«Il y a le nombre d’heures travaillées par semaine, qui n’est pas assez élevé par rapport à nos tâches. On a beaucoup d’allergies, d’intolérances. Ça prend plus de ressources, plus d’heures de travail et un meilleur salaire», précise Nancy Houde. 

  • Écoutez Jean-François Lisée et Thomas Mulcair au micro de Richard Martineau sur QUB radio :  

La solidarité entre les travailleurs de CPE était palpable, sur place, alors que les éducateurs défendaient la situation de leurs collègues qui occupent d’autres postes.

«Pour les responsables des cuisines, il y a un rattrapage à faire. Oui, ils ont donné le 6% comme à d’autres dans le public, mais il y avait déjà un rattrapage à faire à leur égard concernant leur salaire», fait valoir Éric Lauzon, également éducateur.

Les travailleurs s’attendent également à une équité entre les employés au public qui font le même travail.

«Dans un service de garde, la cuisinière est moins payée que celle qui travaille dans un hôpital. C’est triste de voir ça et c’est pareil pour tous les corps de métier dans les CPE», se désole Mme Hivon.

Une autre éducatrice, Sophie Rocheleau, craint que le manque de main-d’œuvre s’amplifie s’il n’y a pas de règlement rapidement.

«On a beaucoup d’éducatrices qui quittent le milieu. Il ne faudrait pas oublier qu’il y en a qui sont encore là et que, si ça ne se règle pas, elles vont partir rapidement», craint-elle.

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