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Profitez-en pour vous préparer

Chronique motoneige24
Photo Julien Cabana Il ne faut pas vous inquiéter. Nous allons revivre de telles scènes sous peu parce qu’une chose est certaine, on n’échappera pas à l’hiver.

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Présentement, tous les adeptes de la motoneige, autant les anciens que les nouveaux, sont impatients de s’élancer dans les sentiers. Mais, avant que ces derniers soient ouverts, il faut attendre que dame Nature collabore. Alors, c’est le temps de bien se préparer.

« Comme tous les adeptes de la motoneige, j’ai hâte, mais je crois qu’il faut profiter de la période actuelle pour bien se préparer à tous les niveaux, d’expliquer Michel Garneau, de la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec (FCMQ). Il faut voir aux derniers préparatifs afin que notre saison soit réussie. »

Pour l’expert, la première chose à faire, c’est de bien s’occuper de sa motoneige.

« Une mise au point de sa motoneige s’impose. Beaucoup de gens, en fin de saison, versent du stabilisateur dans le réservoir d’essence et recouvrent leur motoneige. Elle passe le reste de l’année dans le garage. Malgré ce que l’on peut croire, il y a toujours un petit rafraîchissement à faire, si on peut le dire ainsi. Il est important de vérifier les différents roulements, de changer les bougies et de faire une inspection complète de la motoneige. Personnellement, pour l’essence, je préfère enlever la vieille pour utiliser de la neuve dès le départ. Aujourd’hui, nous roulons avec des moteurs de très haute performance. Je crois qu’il est préférable de les alimenter avec de l’essence de première qualité. »

On peut aussi aller encore plus loin dans son inspection.

« Il faut faire une vérification de l’état de la chenille, sa tension et plus. Avec le prix de l’essence cette saison, chaque petit gain d’efficacité de notre motoneige se traduira par des économies. Aussi, du point de vue environnemental, nous avons la responsabilité de rouler avec des motoneiges en bon état. »

Tout cela peut même devenir une thérapie pour nous aider à passer la longue attente avant que les sentiers se soient ouverts.

UNE PLANIFICATION

La pandémie a bousculé complètement le déroulement des dernières saisons. L’hiver s’annonce toutefois meilleur cette année.

« Bien des organisations, qui ne pouvaient pas accueillir des motoneigistes en raison de la pandémie, en ont profité pour faire des rénovations et augmenter leur offre de services, d’expliquer l’expert. Il y a vraiment des nouveautés dans le réseau. Il faut donc profiter de cette pause d’avant saison pour fouiller différents sites un peu partout, découvrir ce que l’on pourrait faire lors de nos randonnées cet hiver. »

Il est certain que des sites, comme ceux des différentes ATR, peuvent fournir de précieuses informations qui aideront à bien planifier des tournées. « Même si on a parcouru certains tronçons de sentier plusieurs fois au cours des saisons précédentes, il se peut fort bien qu’il y ait de nouveaux hébergements et plus. »

C’est vraiment le temps d’aller chercher le maximum d’infos pour planifier notre saison en vertu de notre budget dédié pour la pratique de la motoneige et en tirer le maximum. 

TOUJOURS LA PRUDENCE

Si la tendance se maintient, la neige n’est pas très loin. Même s’il répète souvent le message aux motoneigistes d’être prudents en début de saison, Michel Garneau insiste pour que les motoneigistes tiennent compte d’une réalité nouvelle cette saison.

« Oui, il faut être vigilant, en début de saison, afin de retrouver nos réflexes d’une part, mais aussi pour éviter tous les pièges que l’on peut rencontrer en début de saison. Cela m’amène à rappeler aux motoneigistes que cette saison, il y a un facteur important à tenir en compte, la rareté des pièces de rechange. Les concessionnaires manquent de pièces aussi simples que des lices. Il y a une pénurie de chenilles dans plusieurs catégories. Ce ne sont que deux exemples. Il ne faut donc pas perdre de vue que si on prend le départ à fond au début de saison, il se peut que l’on frappe un roche ou autre objet parce qu’il n’y a pas beaucoup de neige et le problème peut devenir grave. »

L’attente peut devenir longue pour une étourderie de quelques minutes.

« Si on endommage une pièce, il est possible que lorsque l’on va se rendre chez notre concessionnaire, on se fasse dire qu’elle est en rupture de stock et qu’elle ne sera pas disponible avant le mois de février. C’est une réalité que nous vivons cette saison. » 

Il ne faut donc pas que l’enthousiasme prenne le dessus sur la prudence.

Présentement, certains coins du Québec ont reçu de la neige, ce qui ne signifie pas pour autant que l’on peut rouler en sentier. Il faut attendre le feu vert des clubs. Pour bien réussir, il faut une période de grand froid avant que la neige arrive. Il faut espérer que la nature va collaborer sous peu.