/news/transports
Navigation

Prolongement de l'autoroute Alma-La Baie: un troisième scénario à l'étude

Coup d'oeil sur cet article

Une nouvelle option au prolongement de l'autoroute Alma-La Baie, au Saguenay-Lac-Saint-Jean, a été présentée mardi soir par le ministère des Transports du Québec (MTQ), lors d'une séance de consultation à Saint-Bruno.

Le nouveau tracé, central, longerait le rang 5 jusqu'à la route 169 et serait situé entre le tracé sud, qui passe par les cartons, et le tracé nord. Ce nouveau corridor toucherait moins de résidences et d'entreprises que celui du secteur nord.

«Dans les derniers mois, le ministère a entendu les préoccupations des gens qui se trouvaient dans la zone à l'étude plus au nord, à proximité de l'aéroport d'Alma», a indiqué la porte-parole du MTQ, Andrée-Anne Duchesne.

«Pour les citoyens du secteur nord, sur l'avenue Saint-Alphonse, c'est un soulagement, puisqu'on constate que la direction du MTQ voit qu'il y a un impact qui est immense au niveau des citoyens», a affirmé François Simard, un citoyen du secteur.

«À première analyse, il n'y a pas beaucoup de maisons [avec le nouveau tracé]. Il y en a quand même quelques-unes, ça c'est plate, mais il reste que sur le total, c'est beaucoup moins de maisons, beaucoup moins de commerces», a-t-il ajouté.

À l'hôtel de ville de Saint-Bruno, le nouveau corridor central a été mal accueilli, tout comme l'avait été le tracé nord. «Il est moins catastrophique pour ce qui est des expropriations. Mais il est tout aussi catastrophique pour ce que j'appellerais la dévitalité de la municipalité», a indiqué le directeur général adjoint de la municipalité, Philippe Lusinchi.

La municipalité a rappelé au MTQ que le tracé sud avait déjà fait l'objet d'un consensus politique au Lac-Saint-Jean.

«On a l'impression de travailler la municipalité, et à côté, le ministère des Transports. Oui, il nous écoute. Mais est-ce qu'il nous entend?» a demandé le directeur.

Les citoyens concernés par le tracé nord espèrent que le ministère mettra fin rapidement à l’incertitude. Le propriétaire de l'entreprise Ferblanterie Boily a d'importants projets de développement pour son commerce, mais tout est sur la glace depuis des mois.

«Si le tracé nord est abandonné, qu'ils nous le disent et là on va pouvoir continuer parce qu'on est en mode pause sur toute la ligne. Je n’ai pas de réponse, et ça s'enligne pour qu'on en ait pour encore au moins un an à attendre», a affirmé Joël Boily.

Le choix retenu devrait être dévoilé à l'automne prochain, une fois l'étude d'impact terminée.