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Regain de popularité pour les RPA

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Éclaboussées par la COVID-19, les affaires semblent reprendre avec vigueur dans les résidences privées pour aînés (RPA) de la Mauricie.

Des gestionnaires d’établissements de Trois-Rivières ont même dit s’attendre à une année 2022 excellente, après des mois de tumulte.

La location d’unités a été au ralenti pendant une bonne partie de la dernière année et demie, notamment en raison de la mauvaise presse laissée par les nombreuses éclosions de COVID-19 dans les CHSLD et les RPA. Selon Gaétan Montplaisir, directeur marketing des résidences du Manoir à son nom, les aînés ont craint de contracter le virus et ont retardé leur déménagement dans les milieux d'hébergement. Mais la situation est maintenant réglée avec la vaccination, et les affaires peuvent reprendre pour de bon, selon lui.

«À un certain point, les résidents devaient manger dans leurs chambres. Il y avait aussi le confinement et les visites réduites. Ça a été une période difficile pour tout le monde dans le marché», a exprimé Gaétan Montplaisir.

«On remarque qu’il y a de plus en plus d’appels pour des renseignements. Les mois de janvier et février pourraient être très bons. Ce qui est différent cette année c’est que beaucoup de locations sont prévues pour juin et juillet», a-t-il ajouté.

Le groupe du Manoir Gaétan Montplaisir est un joueur majeur en Mauricie avec près de 700 unités en location.

«Depuis quelques semaines, ça reprend. Il y a de plus en plus de visites de gens intéressés. J’ai loué deux unités il y a deux semaines et une autre la semaine dernière», a constaté Luc Deschênes, directeur général de la résidence la Sittelle, située au centre-ville de Trois-Rivières.

La pandémie a cependant laissé des traces auprès de certains résidents, a partagé André Paré, propriétaire des résidences Fernand Blais.

«On remarque qu’il y a un peu moins d’autonomie. [Les résidents] ont besoin de plus de services de soins complémentaires», a indiqué l’homme.

Par ailleurs, des habitudes instaurées pendant la pandémie vont rester dans les pratiques courantes de la RPA, a ajouté Luc Deschênes. «Plusieurs résidents ont pris goût à manger dans leur appartement. Ils viennent chercher la nourriture et remontent dans leurs unités. C’est différent de la salle à manger où il y a une heure précise», a-t-il dit.

André Paré a de son côté remarqué que de plus en plus de couples voulaient s’établir dans sa résidence. «Avant, c’était essentiellement des personnes seules. C’est nouveau pour nous», a-t-il souligné.

Avec la surchauffe immobilière, les aînés qui vendent rapidement leurs maisons et doivent trouver un autre toit. «J'en vois qui ont vendu en trois semaines et ils doivent s'en venir vite. C'est vraiment différent maintenant», a ajouté M. Deschênes.

Signe de l'impact de la pandémie, des données de la SCHL rapportaient cet été que le taux d'inoccupation des unités d'hébergement pour aînés dans le grand Trois-Rivières était passé de 5,7 % à 11,2 % entre 2020 et 2021.

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