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T’es Québécois en français, mais pas en anglais!

T’es Québécois en français, mais pas en anglais!
Photo d'archives

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Le gouvernement du Québec, farouchement opposé au concept de racisme systémique, a décidé d’agir en lançant une vaste campagne de publicité pour lutter contre le racisme.

L’initiative est louable, mais le résultat laisse perplexe.

Ainsi, dans une des versions francos, on voit quatre personnes noires dans un parc, qualifiées d’« amis québécois ». Le message est clair, mise sur l’inclusion et veut mettre fin aux stéréotypes. Il y a quatre déclinaisons qui prouvent que nous sommes tous québécois, quelles que soient la couleur de notre peau ou nos origines. Les pubs sont bonnes.

Or, la version anglaise fait déchanter.

Voyez-vous, in English, le mot Quebecers est passé par la déchiqueteuse. Nos « amis québécois » ne sont plus que des friends. T’es québécois en français, mais tu ne l’es plus en anglais. Tous Quebecers ? No way.

C’est choquant !

Why ?

Le député Pascal Bérubé ainsi que des représentants anglophones se sont insurgés. Le ministre Benoit Charrette s’est expliqué sur Twitter : « Suivant les discussions avec nos conseillers linguistiques, nous n’avions pas inclus le terme “Quebecers”, car il semblait moins inclusif... » What ? !

Je comprends mal qu’on ait pensé qu’utiliser le terme Quebecers serait moins inclusif lorsqu’on s’adresse aux anglophones. Ça laisse sous-entendre qu’un anglophone ne serait pas un Québécois ? Heureusement, le gouvernement va corriger le tir.

Québécois à deux vitesses

Il est vrai que la minorité anglophone, à laquelle s’ajoute un nombre grandissant d’allophones, s’identifie majoritairement en tant que canadienne. Je ne m’explique cependant pas que le gouvernement n’ait pas profité de cette campagne pour leur tendre la main en affirmant qu’ils sont autant Quebecers que les francos sont québécois. Ce n’est certainement pas au gouvernement québécois d’envoyer un message d’exclusion.

On va se le dire, la CAQ manque de réflexe quand il est question de parler d’inclusion et de diversité – comme le récent comité blanc sur le hockey. C’est un de ses plus importants talons d’Achille. Son manque de racines dans la métropole en est certainement une grande cause.