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Une rupture difficile

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J’entre dans la cinquantaine avec un goût amer. Jeune, j’avais choisi de ne pas avoir d’enfant. Alors je n’ai jamais investi longtemps dans mes relations amoureuses. Tout devait bien aller du premier coup, sans quoi je laissais tomber la fille pour passer à une autre. Ayant toujours eu une vie sociale et professionnelle bien remplie, la vie de couple ne me manquait pas.

Il y a cinq ans, j’ai fait la connaissance d’une fille super, plus jeune que moi de 15 ans, mais capable de me challenger sur tous les plans. Je n’avais jamais ressenti une telle envie de bâtir quelque chose avec une blonde. Mes amis ne me reconnaissaient plus. Le problème, c’est qu’elle voulait à tout prix des enfants et que je n’étais pas encore prêt à me laisser piéger par une fille, même si je l’aimais profondément.

Elle a patienté trois ans en me suppliant et en espérant que je céderais à son désir d’enfant, mais je tenais mon bout, en me disant que ça finirait par lui passer, vu qu’elle m’aimait passionnément et qu’elle m’en donnait des preuves régulièrement. Mais il y a deux ans, elle m’a annoncé subitement qu’elle avait rencontré quelqu’un d’autre et qu’elle me quittait.

J’ai figé sur place tellement je n’y croyais pas. Comment pouvait-elle m’aimer à la folie quelques jours avant, et me laisser tomber comme ça ? Ça fait deux ans et je ne m’en remets toujours pas. Mon meilleur ami m’avait dit sur le coup de m’accrocher pour ne pas la laisser partir, mais comme m’accrocher signifiait faire un enfant avec elle en acceptant que j’avais tort de lui refuser cela, j’ai préféré la laisser partir.

Et depuis, je ne parviens pas à l’oublier, même si je sais qu’elle a eu un enfant avec son chum, et qu’aucun espoir de retour n’est possible. Comment faire pour la sortir de ma tête une bonne fois pour toutes ? C’est tellement dur de vivre avec ce regret permanent. 

Anonyme

Il va falloir apprendre à vous pardonner de n’avoir pas su voir ce que la vie vous proposait. Est-ce l’orgueil d’avoir à céder, la peur de vous engager dans l’aventure de la famille ou quoi que ce soit d’autre qui vous a retenu d’aller là où votre cœur vous menait, nul ne sait. Ce que vous savez désormais, par contre, c’est que cette histoire est terminée et qu’il va falloir passer à autre chose si vous voulez poursuivre, dans la paix, la suite de votre vie. À vous de vous raisonner en conséquence.