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Ville de Québec: des allocations de départ de 2,26 M$ pour les élus sortants

Quebec
Photo d'archives, Stevens LeBlanc L'ancien maire de Québec, Régis Labeaume

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Les élus de Québec qui ont tiré leur révérence ou qui ont été battus lors des dernières élections ne partent pas les mains vides. Ils se divisent un montant qui totalise 2,26 millions $ en allocations de départ et de transition.

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C’est l’ancien maire de Québec, Régis Labeaume, qui empoche le montant le plus élevé, après 14 ans à la tête de la Ville, avec 265 494 $, soit 92 367 $ en allocation de départ et 173 127 $ en allocation de transition. 

En effet, les élus ont droit à la prime de départ en vertu de la loi quand ils « cessent d’être membres du conseil municipal après avoir accumulé au moins deux années de service créditées au régime de retraite ». Pour ce qui est de l’allocation de transition, un élu y a droit quand il cesse « d’être membre du conseil municipal après l’avoir été pendant au moins 24 mois qui précèdent la fin de son mandat ». 

Savard

Marie-Josée Savard, qui a été défaite à la mairie, repart quant à elle avec 150 899,98 $, soit 20 047,98 $ en allocation de départ et 130 852 $ en allocation de transition. 

Au total, 15 élus se partageront l’enveloppe désignée à cet effet, dont quatre qui n’ont pas été réélus, soit Émilie Villeneuve, Suzanne Verreault, Patrick Paquet et Jean Rousseau. L’ensemble des 15 élus bénéficient de ces primes étant donné qu’ils ont complété leur dernier mandat.

Avant la fin du mandat 

En 2015, le maire Labeaume avait voulu réviser la politique de la Ville pour l’octroi de ces primes, dans le cas où certains conseillers décideraient de partir en cours de mandat. 

Il s’appuyait notamment sur une position adoptée par le CA de l’Union des municipalités du Québec, qui était pour le principe d’abolir toute « prime de départ » si un élu part avant la fin de son mandat, sauf s’il est motivé par des raisons personnelles graves.

En 2018, le gouvernement du Québec a adopté une loi qui allait en ce sens. Dorénavant, pour les élus qui démissionnent en cours de mandat, l’allocation de départ et celle de transition ne sont plus offertes.

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