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Des Cowboys bien fringants

Le groupe a enflammé le Centre Bell jeudi pour le premier de trois spectacles

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Ils avaient promis une grande fête. Et c’est exactement ce qu’ils ont livré. Les Cowboys fringants ont fait honneur à leur nom jeudi soir en électrisant le Centre Bell à grands coups de succès endiablés et contagieux livrés à une foule complice. 

Montréal avait visiblement hâte de retrouver ses Cowboys favoris. C’est sous un tonnerre d’applaudissements que Karl Tremblay, Marie-Annick Lépine, Jean-François Pauzé et Jérôme Dupras ont investi la scène du Centre Bell, le public leur ayant décerné un accueil bruyant n’ayant rien à envier à ceux habituellement réservés aux grandes rockstars de la planète. 

Entonnant la très à propos En business, le quatuor a immédiatement fait lever le niveau d’énergie – ou même d’hystérie – d’un bon cran, autant le parterre que les gradins sautillant à l’unisson au rythme des Bye Bye Lou, La Reine ou encore La traversée

L’ambiance a atteint son paroxysme en mi-parcours avec L’Amérique pleure, sacrée Chanson de l’année lors du gala de l’ADISQ de l’an dernier. Le Centre Bell entier s’est improvisé choriste le temps d’un moment de parfaite communion entre artistes et public.

Préconisant les guitares électriques tonitruantes et rythmes dansants plutôt que les ballades, les Cowboys fringants n’ont d’ailleurs pas ménagé leurs fans, bon nombre d’entre eux ayant passé leur soirée entière debout à se déhancher. 

Dans un des rares segments plus calmes, le chanteur Karl Tremblay a livré avec émotion la magnifique Mon chum Rémi, devant des gradins illuminés par les lumières des cellulaires brandis, valsant en une vigile solennelle.

  • Écoutez la chronique d'Anaîs Guertin-Lacroix au micro de Philippe-Vincent Foisy sur QUB Radio:

Émile Bilodeau en préambule

La table avait également été particulièrement bien mise par un Émile Bilodeau bien en forme et en voix. Le moment fort de cette première partie ? Le titre Je me souviens, avec ses poignantes références à George Floyd et Joyce Echaquan, a visé dans le mille.

Il a beau n’avoir que 25 ans, l’auteur-compositeur-interprète est bel et bien prêt à faire vibrer en solo un amphithéâtre de cette envergure. 

Il l’a prouvé hors de tout doute avec sa verve impressionnante et son énergie communicative.  

On se doit également de mentionner que l’entrée dans l’amphithéâtre, en début de soirée, a été particulièrement fluide, le processus de vérification du passeport vaccinal étant désormais une mécanique bien huilée pour le Centre Bell. 

... Et tombent les masques 

Une fois dans les gradins, toutefois, les masques ne tardaient pas à glisser sous le menton – ou même disparaître complètement – les spectateurs faisant impunément fi des consignes de santé publique en vigueur... et ce même si un message enregistré les rappelait à l’ordre avant le début du spectacle. 


Les Cowboys fringants remontent en selle vendredi soir, samedi, puis le 27 décembre, toujours au Centre Bell de Montréal.