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Football universitaire: de la vidéo pour faire face à l’inconnu

Les Carabins devront se méfier de la ligne offensive des Huskies de la Saskatchewan, samedi

SPO - FOOTBALL ROUGE ET OR vs CARABINS
Photo d'archives, Martin Alarie Le quart-arrière des Carabins Jonathan Sénécal et ses coéquipiers ont battu le Rouge et Or de l’Université Laval en finale de la Coupe Dunsmore le 14 novembre dernier.

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Les effusions de joie des joueurs des Carabins sur le terrain du CEPSUM après la victoire contre le Rouge et Or, il y a deux semaines, ont fait rapidement place à de longues heures passées en salle vidéo, à analyser les adversaires auxquels ils feront face à la Coupe Uteck, samedi.

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Pas le choix : c’est la seule façon de se préparer à affronter les champions de l’Ouest, les Huskies de l’Université de la Saskatchewan, une équipe contre laquelle ils n’ont pas joué de la saison compte tenu de la façon dont est conçu le calendrier du football universitaire canadien. 

L’entraîneur-chef des Carabins, Marco Iadeluca
Photo d'archives, Martin Alarie
L’entraîneur-chef des Carabins, Marco Iadeluca

« Quand on se prépare contre une équipe qu’on voit juste sur vidéo, ça apporte une certaine dose de défi, c’est certain, a reconnu jeudi en visioconférence l’entraîneur-chef des Bleus, Marco Iadeluca. Il y a des choses qu’on ne peut pas reproduire, comme l’aspect physique, la vitesse. »

« Ce sont des choses qui sont dures à évaluer sur vidéo parce qu’on ne connaît pas leurs adversaires non plus, donc c’est difficile à comparer, a-t-il poursuivi. Mais la bonne nouvelle, c’est que c’est la même réalité pour les deux équipes. »

Une grosse ligne offensive

L’entraîneur-chef des Huskies de la Saskatchewan, Scott Flory
Photo courtoisie
L’entraîneur-chef des Huskies de la Saskatchewan, Scott Flory

Tout de même, il y a des choses qui sont faciles à repérer même sur vidéo. Dont la grandeur et la grosseur de la ligne offensive de ces méconnus Huskies, qui sont dirigés depuis trois ans par un ancien des Alouettes, Scott Flory.

Du lot, on retrouve notamment Nicholas Summach, 6 pi 8 po, qui fait osciller le pèse-personne à 335 lb, et Noah Zerr, 6 pi 7 po et 330 lb. 

« On a identifié sur vidéo leurs plus grands athlètes et quelles sont les faiblesses à exploiter, a expliqué le receveur de passes Carl Chabot. Je pense qu’on est super prêt avec le plan de match qui a été établi. »

De la confiance, mais...

La Coupe Uteck entre les Carabins et les Huskies aura lieu au CEPSUM samedi.
Photo d'archives, Martin Alarie
La Coupe Uteck entre les Carabins et les Huskies aura lieu au CEPSUM samedi.

Après une rencontre tendue face à leurs rivaux du Rouge et Or, les Carabins auront droit à une autre sorte de confrontation samedi au CEPSUM, face aux tombeurs des Bisons de l’Université du Manitoba (45 à 17). 

Les Bleus connaissaient très bien l’Université Laval, qu’ils avaient déjà battue deux fois en saison régulière. Mais aussi, les Huskies constituent une équipe totalement différente de la troupe de Glen Constantin. Une équipe qui, sur certaines facettes, ressemble plutôt aux Carabins. 

« Oui, ça apporte une dose de confiance d’avoir battu le Rouge et Or trois fois en un an, a relevé le demi défensif Tommy Mercier. Mais cette fois, ce sont d’autres joueurs, et une équipe complètement différente. »  

Un peu comme les Carabins 

À l’instar des Carabins, les Huskies de l’Université de la Saskatchewan misent sur une attaque diversifiée qui peut autant porter le ballon que l’attraper. 

« Offensivement, c’est un peu une équipe comme nous, a fait remarquer jeudi l’entraîneur-chef de l’Université de Montréal, Marco Iadeluca. Ils sont bien équilibrés et ça, ça rend toujours la vie plus difficile à une défensive quand une attaque est capable d’exceller des deux côtés. »

Mais le pilote des Bleus semble aussi craindre la défensive des Huskies. 

« La clé, pour nous offensivement, c’est de contrer les quatre gars sur le front défensif. C’est leur force », a relevé l’entraîneur.  

Une semaine de pause à gérer

Les Carabins et les Huskies n’ont perdu qu’une rencontre cette saison. Pour les Bleus, c’était en début de campagne, face aux Stingers de Concordia. Et pour les visiteurs du CEPSUM, c’était la toute première du calendrier régulier. Depuis, ils sont sur une lancée. 

Mais au-delà de ces ressemblances, les deux équipes ont vécu les deux dernières semaines de façon fort différente. La COVID-19 a repoussé d’une semaine le début du calendrier de toutes les conférences de U Sports, sauf celle du Québec. 

Pendant que les Huskies se préparaient à affronter les Bisons de l’Université du Manitoba, qu’ils ont battus le week-end dernier, les Carabins profitaient d’une semaine de pause. 

« C’est un avantage pour soigner les blessures, a affirmé Iadeluca. Mais c’est certain que la pause, c’est quelque chose à gérer. Sauf que ce n’est pas notre première expérience, on a eu deux semaines de repos durant la saison. C’est la troisième fois qu’on va vivre ça, donc on est assez bien préparé. »