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L’itinérance pour fuir la violence

L’itinérance pour fuir la violence
Photo courtoisie, Kathleen Girard / Studio Kat Kenned

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Les derniers mois ont été marqués par des gestes terribles de violence en contexte conjugal.  

Beaucoup de femmes – des mères, des filles, des sœurs, des amies, des collègues, des voisines – sont mortes. Trop de femmes qui ne sont plus là pour voir grandir leurs enfants. Plus là pour rire d’une blague avec un ami. Plus là pour enlacer leurs parents à Noël. 

C’est inadmissible. 

Dernier recours – une solution qui n’en est pas une

Pour échapper à leur bourreau, pour éviter que les enfants n’assistent à l’irréparable, des femmes se sauvent. 

Des femmes qui croient sauver leur peau en fuyant dans la rue, qui s’arrachent de leur vie car celle-ci est insupportable, qui partent, en laissant tout derrière, pour survivre. Mais qui, finalement, se tuent à petit feu. 

Ces femmes brisées par les mots et les coups choisissent de disparaitre, d’être englouties par la rue. Des femmes-fantômes qu’on ne voit plus. 

Car qui voit vraiment ces femmes qui errent dans nos rues? 

Ces femmes physiquement là, mais morte à l’intérieur, vous les croisez. Tous les jours, vous arpentez les mêmes trottoirs qu’elles. 

Tous les jours, à La rue des Femmes, sans les juger, nous ouvrons nos bras, nos cœurs, pour qu’elles viennent s’y réfugier. Et se reconstruire. 

Les yeux grand ouverts

À La rue des Femmes, toutes nos participantes – je dis bien TOUTES – sont des victimes de violence en contexte conjugal. 

La violence est l’affaire de tous. L’itinérance aussi. 

Notre société doit être sécuritaire pour tous. Pour toutes. 

Léonie Couture, C.M., C.Q., présidente fondatrice de La rue des Femmes

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