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Un arsenal inquiétant saisi à Gatineau par les policiers

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L’individu arrêté pour avoir fabriqué des armes à feu avec une imprimante 3D, mercredi à Gatineau, disposait d’un arsenal inquiétant et les moyens de faire « quelque chose d’épouvantable », selon un expert.

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« Il y a deux raisons possibles pour que quelqu’un ait ça dans sa résidence, soit il voulait les revendre, soit il voulait s’en servir », estime Francis Langlois, spécialiste en armes à feu et chercheur associé à l’Observatoire de la Chaire Raoul-Dandurand.

Après avoir fouillé le trois et demi de Tobie Laurin Lépine de fond en comble, les enquêteurs de la Sûreté du Québec et de la police de Gatineau ont saisi de nombreux objets incriminants.

On a notamment retrouvé trois carabines semi-automatiques FGC-9 de calibre 9 mm, dont une munie d’un silencieux.  

« Avec ça, tu peux vider un chargeur de 30 balles en une vingtaine de secondes. C’est très rapide et tu peux faire beaucoup de dégât », précise M. Langlois. 

Une arme de poing 3D de type « washbear » de calibre 22, une arme artisanale servant à lancer de petits obus, des munitions, deux imprimantes 3D, neuf chargeurs haute capacité (dont certains avaient aussi été imprimés), plusieurs ordinateurs, pièces et carcasses d’armes ont également été saisis sur les lieux. 

Tout cela sera soumis à une expertise au Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale. 

Plan violent

« C’est beaucoup d’équipement pour une seule personne », pense M. Langlois.

Tobie Laurin Lépine doit revenir devant le juge demain afin de fixer une date pour son enquête sur remise en liberté. Il est possible que d’autres accusations s’ajoutent à son dossier lors de son audience. 

En effet, selon nos sources, les enquêteurs étudient l’hypothèse selon laquelle l’homme de 34 ans planifiait une attaque violente avec une partie de son arsenal. On n’écarte pas non plus l’idée qu’il vendait ses fabrications sur le dark web.  

Atelier dans sa cuisine

Lépine, qui tenait des propos conspirationnistes et radicaux sur ses réseaux sociaux, avait érigé un véritable atelier artisanal dans sa cuisine, selon ce que Le Journal a pu constater mercredi. 

Plusieurs outils et fils étaient visibles à travers la fenêtre de son appartement. Une photo de la carabine FGC-9 était également affichée sur l’un de ses ordinateurs. 

Contactés par Le Journal, ses deux frères ont refusé tout commentaire, indiquant qu’ils n’avaient plus de contact avec lui.