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Vendredi fou: les achats en ligne pourraient bondir encore

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Si la pandémie a fait bondir les achats en ligne, rien n’indique que la tendance sera freinée cette année, même si les Québécois peuvent se déplacer plus librement qu’en 2020 à pareille date.

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Mais les colis seront-ils livrés à temps ? Les entreprises de livraison se sont donné un bon moyen d’y arriver : l’imposition de quotas de volume. 

« On en a reçu de la part de toutes les compagnies de transport », explique Martin Ball, le patron de Wiptec, une entreprise de Sherbrooke qui se spécialise dans la préparation des commandes.

Avec des clients comme David’s Tea, Sports Experts, Atmosphère et Ricardo, notamment, Wiptec a vu son volume passer de 125 000 à 600 000 commandes pour le Vendredi fou de 2020 et prévoit franchir la barre du million de commandes cette année. 

« Ça n’a pas de bon sens comment ça crée une pointe d’activité le vendredi », lance Martin Ball.

D’aujourd’hui à lundi, son entreprise sera donc limitée dans sa capacité à produire, pour assurer que les livreurs puissent gérer le volume de livraison. 

Stratégique

Quand les magasins ont fermé en mars 2020, le volume de commandes à préparer chez Wiptec a explosé pour atteindre celui du Vendredi fou, qui chaque année est le moment le plus occupé de l’année. 

« Et ce n’est jamais redescendu », observe Martin Ball. 

Devant ce volume « astronomique » d’achats en ligne, l’apparition des soldes du Vendredi fou de plus en plus tôt est aussi une stratégie « pour niveler le niveau de commandes » sur une plus longue période. 

« Les détaillants essayent de stimuler les achats plus tôt afin d’alléger l’intensité de cette pointe d’activité », explique le patron de Wiptec.  

« Ça dilue un peu les ventes et ça permet de respecter davantage les délais de livraison promis », ajoute JoAnne Labrecque, professeure de marketing à HEC Montréal.

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