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Tronçons de la Transcanadienne effondrés: un camionneur d’ici coincé à Terre-Neuve

Des tronçons de la Transcanadienne se sont effondrés

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Photo tirée de Twitter Terre-Neuve a été frappée mardi et mercredi par un système météo qui a laissé d’immenses quantités de pluie sur le territoire, endommageant sérieusement la Transcanadienne et coupant l’accès au traversier qui permet de quitter l’île.

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La route Transcanadienne est coupée à plusieurs endroits à Terre-Neuve depuis mardi en raison d’importantes précipitations et un camionneur québécois y est coincé, arrêté dans un petit restaurant isolé.

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« Je ne sais pas quand je vais repartir », confie Mikael Vachon.

Le camionneur originaire de Tring-Jonction, en Beauce, est coincé dans le stationnement du Crabbe’s River Restaurant, typique halte de camionneur équipée d’un dépanneur et d’un petit restaurant, à 100 kilomètres du traversier de Port-aux-Basques.

Le routier s’y trouve depuis mardi après que de violentes inondations ont entraîné des tronçons complets de la route Transcanadienne. « Je suis parti de Saint-Jean mardi matin en me disant que j’irais me stationner au bateau. Je ne me suis jamais rendu », raconte M. Vachon.

Le camionneur Mikael Vachon.
Photo courtoisie
Le camionneur Mikael Vachon.

Pris par la tempête

Ce dernier, qui en est seulement à sa troisième visite sur l’île des Maritimes, s’est fait prendre par la violence de la tempête. Au-delà de la pluie, les vents rendaient la conduite extrêmement compliquée.

« Je n’ai croisé personne sur la route pendant 170 kilomètres et rendu dans la tempête, j’ai compris pourquoi. C’est parti d’un coup sec, raconte-t-il. Ma remorque n’était pas pleine et le vent venait de ma gauche, donc je devais rouler dans la voie inverse pour ne pas verser dans le fossé si le vent me faisait basculer. »

Il s’est finalement arrêté au Crabbe’s River Restaurant, où un autre camionneur québécois l’a informé que la route était coupée devant eux. Une douzaine de camionneurs sont coincés dans ce petit restaurant installé au milieu de nulle part.

« Tout ce qu’il y a autour, c’est du bois. Mais je suis quand même content d’avoir ça parce que mes lunchs commençaient à être bas. Tant qu’on va pouvoir manger, on va être OK, même si je dirais pas non à une douche », plaisante le camionneur.

Une semaine de travaux

Et après 48 heures, Mikael Vachon ne sait toujours pas quand il pourra repartir. L’autre Québécois qu’il a rencontré sur place a fait le pari de reprendre la route en sens inverse pour rejoindre le traversier d’Argentia, huit heures plus loin, qui a été remis en service hier en soirée.

« On n’est même pas certain que ça va fonctionner parce que c’est un bateau qui ne fonctionne habituellement plus à partir de septembre, qui est plus petit et qui n’est pas habitué de recevoir des camions. Et la traversée dure 15 heures. J’ai préféré attendre ici », précise-t-il.

Sauf qu’il pourrait en avoir pour quelques jours encore. Des employés de la voirie qui passaient lui ont donné des versions contradictoires. 

« Un m’a dit peut-être demain, un autre m’a dit lundi et un troisième m’a parlé de mercredi prochain », relate le routier qui commence à trouver le temps long. 

« J’occupe mes journées en regardant le temps passer », ajoute-t-il. 

Le ministre des Transports de Terre-Neuve a indiqué que les réparations pourraient prendre une semaine ou plus.

Les précipitations à Port-aux-Basques  

Mardi : 68 mm

Mercredi : 97 mm

Record historique en 24 heures entre le 20 et le 30 novembre : 69,6 mm (21 novembre 1981)   

  • Quatre tronçons de diverses autoroutes de la région ont été emportés par les flots      

Source : Environnement Canada

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