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Une médaille symbolique pour Aurélie Rivard

Une médaille symbolique pour Aurélie Rivard
Photo AGENCE QMI, BENOÎT RIOUX

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Cinq fois médaillée aux récents Jeux paralympiques de Tokyo, la nageuse Aurélie Rivard est prête à reprendre tranquillement l’entraînement, la semaine prochaine, mais pas question pour elle de penser présentement à Paris 2024.

«Ça va faire bientôt trois mois que je suis revenue des Jeux, c’est le temps de reprendre l’entraînement, a indiqué Rivard, jeudi soir, lors d’une entrevue effectuée durant une soirée célébrant les 50 ans du Fonds Claude Raymond, à Saint-Jean-sur-Richelieu. Les dernières années ont été difficiles mentalement, avec la pandémie et le report d’un an des Jeux de Tokyo. Pour le moment, je ne veux même pas penser aux Jeux paralympiques de Paris, en 2024.» 

À seulement 25 ans, Rivard totalise déjà 10 médailles paralympiques, dont cinq d’or. Jeudi soir, comme les autres invités à la soirée, la nageuse a par ailleurs reçu une toute nouvelle médaille à l’effigie de Claude Raymond. 

Aurélie Rivard et Claude Raymond ont fièrement pris la pose, ce jeudi 25 novembre 2021 à Saint-Jean-sur-Richelieu, lors d'une soirée soulignant le 50e anniversaire du Fonds Claude-Raymond.
Photo AGENCE QMI, BENOÎT RIOUX
Aurélie Rivard et Claude Raymond ont fièrement pris la pose, ce jeudi 25 novembre 2021 à Saint-Jean-sur-Richelieu, lors d'une soirée soulignant le 50e anniversaire du Fonds Claude-Raymond.

«La valeur d’une médaille, c’est à chaque personne de la déterminer quand elle la reçoit», a-t-elle mentionné, en souriant. 

Injection de confiance

Réfléchissant à son passé, marqué par cette jeune fille timide et en manque de confiance avec ce handicap à la main gauche, Aurélie Rivard convient que cette médaille commémorative vaut bien des médailles d’or. 

«Tout ce que Claude Raymond a fait pour moi, c’est incroyable, a-t-elle témoigné. Il m’a supporté financièrement, mais surtout émotionnellement. Avec Claude, je savais que peu importe où j’étais à travers le monde, peu importe ce qui allait se passer, j’allais avoir son support et celui de ma communauté. Non seulement le Fonds Claude Raymond a été le premier organisme à me supporter en tant qu’athlète, mais on a aussi reconnu mes performances avec une valeur semblable à celles des autres... On n’a fait aucune différence avec mon handicap face à ceux qui n’en ont pas. 

«On a besoin de plus de gens comme Claude dans la vie, a ajouté la nageuse. Ç’a contribué à l’athlète que je suis, mais aussi à la femme que je suis maintenant. Ça m’a donné la confiance nécessaire pour continuer de performer.» 

«Comme nos enfants»

Aurélie Rivard a été nommé athlète féminine de l’année à sept reprises par le Fonds Claude Raymond depuis 2012. Elle fait partie des nombreuses personnes de la région de Saint-Jean-sur-Richelieu, que ce soit dans le domaine sportif, artistique ou scientifique, ayant été aidées par l’organisme portant le nom de l’ancien joueur de baseball et dont les co-fondateurs sont Jacques Trahan, Louis McNulty et feu André Dion. 

«Tous ceux à qui on a donné de l’argent et tous ceux qu’on a honorés, ils sont devenus comme nos enfants», a indiqué M. Raymond, avec fierté. 

«Claude Raymond a toujours été là pour moi, même pour du covoiturage, a corroboré Rivard. Encore aujourd’hui, il m’appelle à ma fête.» 

Passant par toute la gamme des émotions au moment de célébrer les 50 ans du Fonds Claude Raymond, l’homme de 84 ans, toujours en pleine forme, a conclu avec un souhait. 

«Je suis bon pour me rendre à 100 ans, mais quand je ne serai plus là, j’espère que ça va continuer», a-t-il laissé tomber. 

Charles Dubuc : pompier ambidextre 

Repêché par l’organisation des Expos de Montréal en 1998, l’ancien lanceur Charles Dubuc a bien voulu replonger dans ses vieux souvenirs, jeudi soir, lors d’une rencontre effectuée à une soirée soulignant les 50 ans du Fonds Claude Raymond à Saint-Jean-sur-Richelieu. Il faisait partie des nombreux anciens boursiers présents. 

Une médaille symbolique pour Aurélie Rivard
Photo AGENCE QMI, BENOÎT RIOUX

Oeuvrant aujourd’hui comme pompier à la Ville de Granby, Dubuc était autrefois reconnu comme un lanceur ambidextre. Il se souvient d’ailleurs très bien de cette fois où, vers la fin des années 90, l’entraîneur Richard Émond, alors avec l’Académie de baseball du Canada (ABC), l’avait envoyé au monticule lors d’un événement auquel assistaient plusieurs dépisteurs avant de le retourner sur la butte dès le lendemain. 

«Les dépisteurs se demandaient pourquoi l’entraîneur m’utilisait lors de deux journées consécutives, mais j’avais lancé de la gauche la première journée et de la droite le lendemain», s’est-il souvenu, en riant. 

C’est d’ailleurs à cette même époque que l’athlète originaire d’Iberville avait bénéficié de l’aide précieuse du Fonds Claude-Raymond, élu athlète masculin de l’année en 1997. 

«Avec les coûts pour jouer au baseball, notamment à l’ABC, le Fonds Claude-Raymond m’a beaucoup aidé, a reconnu Dubuc, qui a grandi au sein d’une famille monoparentale. Au-delà de l’argent, Claude était aussi un mentor pour moi, un modèle à suivre.» 

En paix avec le baseball

À propos de sa propre carrière au baseball, Dubuc a évolué durant deux saisons dans la ligue des recrues, avec les Expos, en 1999 et 2000. C’était à l’époque des Brandon Phillips et Grady Sizemore, entre autres. 

Une déchirure du labrum est toutefois venue couper court aux espoirs de Dubuc de faire carrière dans le baseball professionnel. Celui qui s’était perfectionné comme lanceur gaucher avoue ensuite avoir été pendant des années sans toucher à une balle. 

«J’ai vécu des beaux moments. Évidemment, que ma blessure a été difficile pour mon cheminement, mais je suis totalement en paix avec ça aujourd’hui et je suis content de la vie que j’ai présentement», a conclu l’homme de 41 ans. 

Quant à la Ville de Granby, elle peut maintenant se targuer de compter sur un pompier ambidextre.

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