/opinion/columnists
Navigation

Omicron et nos petits enfants

GEN-VACCINATION-ENFANT
Photo Agence QMI, Joël Lemay

Coup d'oeil sur cet article

Je l’avoue. Je suis décontenancée et découragée, devant le nouveau variant Omicron.

J’en perds mon latin, donc mon français. Je puise dans mon énergie légendaire (mais jusqu’à quand ?) pour me ressaisir.  

Près de 24 mois, que nous luttons contre ce cataclysme universel. Qu’on ne se voit qu’au compte-gouttes, qu’on ne se touche plus, qu’on vit masqués.  

Je ne connais personne dans mon entourage qui ne pète pas les plombs au moins une fois par jour. Au volant, dans les commerces ou au téléphone.  

La lecture des faits divers nous assomme, car ils mettent à mal notre imagination, tellement ils sont sordides. 

  • Écoutez la chronique de Denise Bombardier au micro de Richard Martineau sur QUB radio :

Contagion 

Omicron ? Pas de panique, disent les experts, chez qui on perçoit l’inquiétude. C’est le degré vertigineux de contagion potentielle qui atterre.  

Et que penser du ministre sud-africain qui déclare en fin de semaine que les Occidentaux se trompent dans leurs prévisions hystériques ? Cela nuirait à l’économie sud-africaine et à son tourisme, laisse-t-il entendre. 

Il y a des chances que le père Noël reste au pôle Nord, que nos frontières se replient sur elles-mêmes et que nous nous encabanions pour une nouvelle hibernation qui pourrait s’imposer.  

Pendant ce temps, nos jeunes enfants, la plupart inquiets, graves et fiers à la fois, se font vacciner. Si une minorité délirante et menaçante qui refuse d’être vaccinée et de porter les masques s’était pliée aux directives sanitaires, on aurait sans doute épargné cette vaccination aux tout-petits.  

Hier, j’ai reçu la troisième dose du vaccin au Palais des congrès. J’y ai vu ces petits soldats encadrés de leurs parents responsables et d’un personnel accueillant, affable, rempli de douceur, qui leur injectait le vaccin.  

Je me répète. On aurait pu éviter que ces petits se fassent vacciner si une minorité de citoyens indignes de ce nom à cause de leurs délires antivax avait été obligée par la loi d’être vaccinée.  

Cela inclut environ 500 médecins et des milliers de travailleurs de la santé. 

Quelle honte ! Quelle lâcheté !