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Le maire de Lévis se défend d’attaquer la «ceinture verte» de Valero

Le maire de Lévis, Gilles Lehouillier
Photo d'archives, Stevens LeBlanc Le maire de Lévis, Gilles Lehouillier

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Le maire de Lévis minimise le potentiel écologique d’un terrain boisé que la Ville veut acheter à Valero – par voie d’expropriation s’il le faut – et peine à comprendre l’opposition de la pétrolière, qui refuse de le lui céder.

«Je pense qu’il y a un petit peu une forme d’incompréhension», a déclaré Gilles Lehouillier en marge d’un point de presse, mardi, au sujet de cette affaire d’expropriation, une «tempête dans un verre d’eau» à ses yeux.  

Le Journal révélait samedi que Valero entend contester l’avis d’expropriation, reçu récemment, afin de préserver un terrain de près de 300 000 pieds carrés, essentiellement boisé, lequel se situerait «au cœur de sa ceinture verte», avait déploré la directrice des affaires publiques de la pétrolière.

Le terrain convoité par la Ville – à des fins industrielles – longe la rue Perreault, à quelques centaines de mètres des réservoirs de la raffinerie Jean-Gaulin dans le secteur Saint-Romuald. D'autres industries ont pignon sur rue dans le même secteur. 

«Les terrains qui sont touchés, c’est vraiment minimal et ça n’affecte pas la magnifique ceinture verte sur laquelle travaille Valero de bonne foi, et nous aussi, on est de bonne foi [...] La zone verte, elle est à l’extérieur de cet ensemble-là. Il y a peut-être une incompréhension qui va être regardée dans le cadre du processus d’expropriation. C’est vraiment mineur», a exposé M. Lehouillier.  

Une ancienne terre en friche

«La rue Perreault est déjà viabilisée à des fins industrielles. Elle fait partie de ce grand ensemble industriel et elle est reconnue dans le plan directeur des grands parcs industriels. C’est une zone qui, il y a quelques années, était en friche. C’est une ancienne terre agricole. Quelques arbres ont repoussé dessus. C’est des fouets», a enchaîné le maire.  

«Nous, on ne peut pas aller bien plus loin au niveau des explications. On va laisser nos gens négocier et on va voir comment tout ça va aboutir», a-t-il renchéri.  

Rappelons que la Ville de Lévis veut acheter ce terrain afin de le remettre sur le marché le plus rapidement possible. Aucun acquéreur potentiel n’a encore été identifié, mais la demande pour des terrains industriels est extrêmement forte actuellement sur la Rive-Sud.  

– Avec la collaboration de Taïeb Moalla