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Oui, il faudra apprendre à vivre avec la COVID

Vaccine
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Omicron, omicron, omicron ! Souvent, dans les prochaines semaines, nous entendrons ce nom. Si les craintes affichées partout dans le monde se confirment, il marque une nouvelle étape dans la pandémie, peut-être même un retour à la case départ, puisque les vaccins, tels qu’ils existent en ce moment, seraient impuissants contre ce variant.

Sans paniquer, les inquiétudes sont plus que légitimes.

Alors le commun des mortels murmure ses inquiétudes : nos dirigeants envisagent-ils un nouveau confinement ?

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Confinement

À tout le moins, on parle de nouvelles mesures possiblement draconiennes pour limiter la propagation du virus.

C’est ce qu’on appellera le traumatisme de 2020. Les autorités risquent de vouloir frapper vite et fort pour contenir la diffusion du virus. C’est une réaction compréhensible.

Mais voyons les choses d’un autre angle : nous apprenons de cette pandémie. Nous avons accumulé, au fil de ces mois éprouvants, une certaine expérience du désastre.

Et nous avons la certitude, désormais, que le confinement fait plus de mal que de bien. Il étouffe la vie, prive l’homme de liens sociaux essentiels, mutile l’économie, engendre des fractures politiques inédites.

Une société ne peut pas être mise sur pause à répétition. Ce n’est pas une machine qu’on démarre et qu’on referme à loisir. Et d’un coup, la vieille formule ressort : vivre avec la COVID. C’est évidemment plus simple à dire qu’à faire. Mais c’est pourtant ce qu’il faut faire.

Covid

En vaccinant. En adaptant les vaccins, aussi, pour suivre le rythme du virus, et le devancer. En protégeant les personnes les plus fragiles, surtout les plus âgées. En adaptant durablement le système de santé à l’épidémie.

Évidemment, si le nouveau variant est absolument létal et se transforme en faucheuse massive, nous serons pragmatiques.

Mais si tel n’est pas le cas, il ne faut plus accorder à la COVID le droit de servir de trame de fond principale à notre vie collective.