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Grèves dans les CPE: Legault met de la pression sur les syndicats

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L’offre de Québec aux éducatrices en grève est très généreuse, estime François Legault, selon qui les syndicats ne communiquent pas l’information à leurs syndiquées.

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«On a une offre qui est très raisonnable. D’ailleurs, c’est une offre qui rejoint les demandes des syndicats pour les salaires des éducatrices. Le problème, c’est les employés de soutien», a déclaré le premier ministre François Legault mercredi matin. 

  • Écoutez l'entrevue de Benoît Dutrizac avec Lucie Longchamps, V.-P. de la Fédération de la santé et des services sociaux, sur QUB radio:   

Il accuse les syndicats de ne pas bien communiquer l’information à leurs membres dans leurs assemblées et leurs diverses communications.  

Québec propose 29,22$ l’heure pour une éducatrice au dernier échelon, pour une semaine de quatre jours, contre 25,18$ actuellement. Si elle accepte de travailler cinq jours, elle recevra un taux horaire de 30,47$. À l’entrée, le taux actuel passerait de 19$ à 21,38$ pour une semaine de quatre jours.  

Hausse pour les employés de soutien

«Les syndicats nous demandent les mêmes augmentations pour les employés de soutien, par exemple, les personnes qui font la cuisine ou qui font le ménage. Pour nous, c’est inacceptable», dit M. Legault.  

«On n’a pas cette capacité de payer», a-t-il ajouté.

La FIPEQ-CSQ souligne que, contrairement à l’affirmation du premier ministre, les syndicats ne demandent pas «les mêmes augmentations pour les employés de soutien». La contre-proposition de la FIPEQ au 24 novembre dernier chiffrait les demandes entre 13,6% et 14,8% pour les employés de soutien, contre 20,3% pour les éducatrices.   

Pour la présidente du Conseil du trésor, Sonia LeBel, une hausse trop importante pour les employés de soutien ouvrirait la porte à des demandes de rehaussement pour tous les employés de l’État. «Ne pensez pas que, si je fais des choses, on ne m’observe pas, qu’on ne me demandera pas d’ouvrir les autres conventions collectives. [...] Ça fait partie de mon évaluation de l’environnement», dit-elle.  

Alors que les syndicats réclament, pour ces employés, des salaires semblables à ceux qui sont versés dans les réseaux de l’éducation ou de la santé, Mme LeBel assure qu’il ne suffit pas de comparer les revenus. «Du salaire, c’est plus que de la rémunération. Il y a les conditions de travail, les vacances, les congés», souligne-t-elle.  

Loi spéciale

Malgré le déclenchement d’une grève générale illimitée des syndiquées de la CSN, mercredi, Québec n’envisage pas pour l’instant d’imposer le retour au travail des 11 000 travailleuses.  

«À ce moment-ci, on n’envisage pas de loi spéciale», assure François Legault.  

D’ailleurs, Québec solidaire a mis en garde le premier ministre contre une telle avenue. «Ce matin, je demande à François Legault d'exclure, une bonne fois pour toutes, le recours à une loi spéciale pour mettre fin à la grève qui commence ce matin. Soyons clairs, une loi spéciale contre la grève dans les CPE, ce serait une loi antifamille», a déclaré son chef parlementaire, Gabriel Nadeau-Dubois.  

– Avec la collaboration de Geneviève Lajoie  

  • Écoutez Antoine Robitaille et Philippe-Vincent Foisy au micro de Benoit Dutrizac sur QUB radio:    

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