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«L'intérêt de l'enfant d'abord»: Carmant présente sa réforme de la DPJ

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Pour éviter un autre drame comme celui de la fillette de Granby, Québec a placé «l'intérêt de l'enfant» comme principal facteur de prise de décision dans sa réforme de la DPJ, en plus d'augmenter les services aux jeunes.

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Grâce à cette refonte de la Loi sur la protection de la jeunesse (LPJ), le ministre délégué à la Santé, Lionel Carmant, applique une recommandation phare de la Commission Laurent, mise en place après le drame de la fillette de Granby.

La jeune fille est morte à l’hôpital le 29 avril 2019, après avoir été retrouvée ligotée dans la résidence familiale.

«Oui, c'est important la famille, mais seulement si c'est dans l'intérêt principal de l'enfant. Donc, ça, ça vient vraiment clarifier les choses», a-t-il expliqué en conférence de presse, juste après le dépôt de son projet de loi à l’Assemblée nationale. 

  • Écoutez l’entrevue de Catherine Lemay, directrice nationale de la protection de la jeunesse:

Ainsi, le projet de loi 15 viendra modifier le préambule de la LPJ pour que l’intérêt de l’enfant guide son application.

Aider les jeunes

Il assouplit également les règles en ce qui a trait au partage d’informations confidentielles sur ces enfants entre les différents intervenants en protection de la jeunesse.

De plus, il prévoit «la représentation systématique des enfants par avocat» lors des interventions judiciaires, alors qu’autrefois, ce mécanisme était réservé aux cas où il y avait conflit entre les parents.

Lionel Carmant souhaite aussi pouvoir aider les jeunes une fois qu’ils auront quitté la DPJ. Ainsi, si le projet de loi est adopté, ils seront avertis par l’organisme de «toutes les possibilités et tous les services qui leur seront offerts comme adultes» un an avant leur sortie.

Les jeunes pourront se rendre également dans des «milieux de vie alternatifs» jusqu’à six mois avant leur sortie de la DPJ, plutôt que seulement six semaines auparavant. De plus, les jeunes pourront bénéficier de l’aide des intervenants de la DPJ jusqu’à l’âge de 21 ans.

Le projet de loi 15 introduit également des facteurs additionnels à prendre en considération dans la détermination de l'intérêt des enfants autochtones, dont la culture de leurs communautés ainsi que leurs liens avec leurs familles élargies et les personnes de leurs communautés.

Réduire l’attente

Au moment où plus de 3800 enfants sont toujours inscrits sur les listes d’attente de la DPJ, réduire ce nombre s’annonce être une tâche colossale.

Alors que l’organisme recevait près de 2000 signalements par semaine auparavant, ce chiffre a grimpé jusqu’à 3000 depuis la pandémie, indique le ministre Lionel Carmant. Et même si les cas les plus graves sont traités rapidement, certains moins urgents peuvent attendre jusqu’à une vingtaine de jours.

Québec parie sur des investissements en première ligne, notamment pour faire plus de «prévention, plus de promotion, plus d'interventions précoces».

«Éventuellement on pense que ces interventions en amont vont diminuer le nombre de signalements, vont diminuer la charge des intervenantes», dit le ministre.

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