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Marchand troublé par le cumul d'incidents violents impliquant la police

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«Troublé» par la vidéo d'une deuxième intervention policière musclée dans la même nuit de vendredi à samedi, le maire Bruno Marchand est «rassuré» que des enquêtes soient lancées et maintient la «muraille de Chine» qui doit rester érigée entre le politique et la police.

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Le maire l'admet. «C'est définitivement une mauvaise soirée. Quand on voit la somme de ce qui a pu se passer dans une même soirée, c'est très préoccupant», a-t-il exprimé lors d'un impromptu point de presse, mercredi matin.

Il réitère sa confiance en son chef de police et insiste sur l'importante distinction entre les pouvoirs politiques et policiers.

«Le jour où le maire de Québec demande à la police de faire ou de ne pas faire, de précipiter des gestes, on a un problème. Le politique doit être distingué. Je fais totalement confiance au chef de police. Ses actions sont les bonnes.»

Photo Stevens Leblanc

Le maire réagissait au lendemain de l'annonce de la suspension avec solde des policiers de l'escouade GRIPP du Service de police de la Ville de Québec qui sont intervenus de façon brutale lors de deux événements survenus dans la nuit de vendredi à samedi. Deux enquêtes ont été lancées. «Le cumul de ces deux enquêtes nous permet d'être complètement rassurés», a affirmé le maire, qui assure qu'il n'y a eu aucune pression de la part de son cabinet pour que ces enquêtes soient lancées.    

  • Écoutez l'entrevue de Benoît Dutrizac avec Bruno Marchand, maire de Québec, sur QUB radio:    

La décision de suspendre les policiers visés a été qualifiée de «surprise» par la présidente de la Fraternité des policiers et policières de la Ville de Québec, Martine Fortier, qui avait soulevé des doutes quant aux pressions qui se seraient exercées pour que les policiers soient suspendus. Cette décision relève du chef, Denis Turcotte, a martelé M. Marchand. 

«Il m'a rassuré sur la culture organisationnelle et sur sa volonté de prendre des actions», a d'ailleurs mentionné le maire au sujet du chef.

«Le cumul de ces vidéos-là témoigne que le chef de police doit prendre ça au sérieux, c'est ce qu'il fait. [...] Les images sont troublantes, sont choquantes, on n'a pas envie de voir ça.»

Il constate qu'il y a des victimes dans les deux incidents. Mais parmi les victimes figurent aussi des policiers du Service. «Dans notre service de police, il y a de très bons policiers qui présentement reçoivent des menaces et des invectives de gens qui les mettent tous dans le même panier. On ne peut pas mettre tous les policiers dans le même panier.»

Après cette intervention du maire, une troisième vidéo, plus ancienne que les deux autres, a fait surface; elle montre aussi une arrestation musclée faite par le SPVQ.

Le premier ministre François Legault a lui aussi réagi. «Je n’ai pas vu honnêtement la troisième vidéo. On me dit que ce n’est pas beau à voir. On fait confiance au SPVQ qui a déjà agi. On a une enquête interne, une enquête de la commissaire. On va aller au fond des choses parce que ce qu’on a vu, ce n’est pas acceptable. Il faut s’assurer de prendre les mesures nécessaires pour ne plus que ça arrive.»

– Avec la collaboration de Jean-François Racine

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