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Des experts réclament un «Plan Sud» pour la protection de biodiversité

Des experts réclament un «Plan Sud» pour la protection de biodiversité
COURTOISIE/ZOO ECOMUSEUM

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Un groupe de travail formé d’organismes et d’experts réclame un plan stratégique d’urgence pour mieux protéger la biodiversité dans le sud du Québec dans un contexte de bouleversements climatiques.  

Les experts ont constaté une espèce d’iniquité entre le nord et le sud de la province en matière de protection des aires protégées, selon le livre blanc «Un Plan Sud pour le Québec», dévoilé mercredi par le Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement du Québec, le Centre de la science de la biodiversité du Québec, la Chaire de recherche du Canada en économie écologique de l’UTO, la Chaire Liber Ero en biologie de conservation de l’Université McGill et le Réseau de milieux naturels protégés

Les milieux naturels dans le nord du Québec ont connu une progression rapide, contrairement au sud de la province. À titre d’exemple, dans la partie sud de la province, en 2020, plus de 80 projets d’aires protégées n’ont pas été retenus, alors que les milieux naturels se réduisent comme peau de chagrin en raison de l’étalement urbain et des activités industrielles. 

Selon les données contenues dans le livre blanc, dans la Communauté métropolitaine de Montréal, il ne reste qu'environ 25 % du territoire sous forme d'écosystèmes naturels souvent fragmentés et vulnérables aux perturbations.

Les experts recommandent au gouvernement de François Legault des actions concrètes pour accélérer la protection au sud du49e parallèle. 

Ils proposent de fixer des cibles intérimaires de conservation en 2022 et 2025 pour atteindre l’objectif de 30 % du territoire protégé d’ici 2030, d’intégrer la conservation de la biodiversité dans l’aménagement du territoire et de simplifier la conservation de milieux naturels. 

«Une stratégie d’ensemble nous aidera à préserver les milieux essentiels à la biodiversité, à lutter contre les changements climatiques ainsi qu’à léguer des milieux de vie durables, sains et de qualité aux prochaines générations», a indiqué par communiqué Martin Vaillancourt, directeur général du RNCREQ.

«Le Québec doit se doter d’une stratégie et d’un plan d’action qui permettront d’arrimer à la fois les objectifs de développement et de conservation de la nature, en se basant sur les recommandations de ce Livre blanc», a soutenu Jérôme Dupras, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en économie écologique de l’Université du Québec en Outaouais.