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Kidnapping du président de Cora: cadenas, chaînes, tie-wraps sur la carte de l’accusé

L’ex-franchisé aurait acheté plusieurs articles dans le mois précédant l’enlèvement

Paul Zaidan
Photo courtoisie La victime, Nicholas Tsouflidis, 49 ans, peu après avoir été trouvé ligoté dans un fossé.

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L’ex-franchisé des restaurants Cora accusé d’avoir joué un rôle dans l’enlèvement du président de la chaîne aurait acheté des cadenas, des câbles, des chaînes et des attaches autobloquantes dans le mois précédant l’enlèvement. 

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C’est ce qui a été présenté au jury jeudi dans le procès de Paul Zaidan au palais de justice de Laval.

Le soir du 8 mars 2017, Nicholas Tsouflidis aurait été enlevé à son domicile de Mirabel, avant d’être jeté dans un fossé, sans manteau et les mains ligotées, tôt le lendemain.

Le rôle exact que Zaidan aurait joué dans toute cette saga n’a pas encore été révélé, mais les jurés ont appris cette semaine que le même jour, il aurait retourné au magasin la tablette ayant servi à réclamer une rançon de 11 M$ à la famille.

Dans le mois précédant l’enlèvement, l’accusé aurait également effectué plusieurs achats dans différents magasins, dont un Rona et un Home Depot, selon son relevé de carte de crédit présenté jeudi. 

De quoi attacher

Il aurait notamment acheté des cadenas, des chaînes, des attaches autobloquantes (tie-wraps) de 36 pouces ainsi que des câbles d’aviation.

Dans son témoignage, Nicholas Tsouflidis avait raconté comment on lui avait lié les poignets avec des attaches autobloquantes avant de l’embarquer de force dans le coffre d’une voiture. 

Le ruban qui a servi à le ligoter.
Photo courtoisie
Le ruban qui a servi à le ligoter.

Durant sa séquestration, ses chevilles étaient retenues avec des chaînes, et ses mains menottées et attachées à un câble avec des cadenas, avait-il détaillé.

« Gardez en tête les détails que vous donnera M. Tsouflidis [...] la description des items utilisés pour le retenir physiquement sur les lieux de la séquestration », avait d’ailleurs dit au jury Me Sarah Beaudry-Leclerc lors de son exposé d’ouverture.

Sur le relevé figure également une transaction chez Enterprise, un locateur de voiture, au lendemain de l’enlèvement. 

La victime présentait des blessures mineures sur les mains, causées vraisemblablement par le duct tape.
Photo courtoisie
La victime présentait des blessures mineures sur les mains, causées vraisemblablement par le duct tape.

Jeudi, des photos de la victime prises peu après qu’on l’a trouvée ligotée dans le fossé de la montée Champagne à Laval ont été présentées au jury. On y voit les mains de Nicholas Tsouflidis gommées et légèrement blessées à l’endroit où elles ont été liées par du ruban adhésif (duct tape). 

Pas de blessure apparente

Aucune blessure n’est apparente sur son visage, même si la victime avait du ruban sur la tête à l’arrivée des policiers.

« La coiffure n’est pas si pire non plus », a plaisanté Christopher Lerhe-Mediati, un des avocats de la défense.

« Oui, mais il a les cheveux courts », a répondu Daniel Fortin, le policier pour la Sûreté du Québec qui a pris les photos. 


♦ Le procès se poursuit vendredi.