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Grève dans les CPE: LeBel monte le ton, la CSQ en grève générale illimitée dès le 9 décembre

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L’impasse persiste entre le gouvernement et les éducatrices en CPE. Alors que la présidente du Conseil du trésor reproche aux syndicats de «négocier à l’envers», la CSQ annonce une grève générale illimitée à compter de jeudi prochain.

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Ainsi, les parents d’enfants qui fréquentent l’un des 130 CPE dont les travailleuses sont affiliées à la FIPEQ-CSQ devront eux aussi trouver un plan B à compter du 9 décembre, à moins d’une entente d’ici là.

Même si tous se disent prêts à reprendre les discussions de façon intensive, la perspective d’un accord à court terme semble s’être réduite.

Se rejoindre

Québec a convoqué vendredi tous les syndicats représentant les travailleuses de CPE. À la suite de cette rencontre, la présidente du Conseil du trésor, Sonia LeBel, a d'abord affirmé qu'elle a rejoint leurs demandes, mais que celles-ci ont augmenté.

«En toute transparence, je ne sais plus ce qu’ils veulent, a-t-elle déploré. Si je fais un pas vers eux puis à chaque fois ils font deux pas en arrière, je ne sais pas comment on va arriver à se rejoindre.»

Elle a ensuite dévoilé sa nouvelle offre de dénouer l’impasse: bonifier le salaire du personnel de soutien de 11% dans les CPE, ce qui correspond, selon elle, à la moyenne des demandes des syndicats et à une amélioration en comparaison des 6 à 9% offerts jusqu’ici.

Si le gouvernement a consenti à d’importantes hausses salariales aux éducatrices, leurs syndicats se battent toujours pour que ces hausses soient aussi étendues au personnel de soutien des CPE, comme les cuisinières et le personnel d’entretien.

Discussions exploratoires

Or, la proposition d’une hausse de 11% avait été faite dans le cadre de «discussions exploratoires» lors des négociations et elle n’était pas destinée à être révélée, a répliqué la FIPEQ-CSQ. Cette proposition devait aussi être accompagnée de plusieurs autres bonifications que le gouvernement n’était pas prêt à accorder, a-t-on également précisé.

«Mme LeBel a le droit de dire que ce n’est pas assez, mais de dire qu’elle est la seule à négocier, c’est de la mauvaise foi et de la démagogie pure et simple», a ensuite lancé sa présidente, Valérie Grenon, en conférence de presse.

Le syndicat demande des augmentations de 13,6% à 14% pour le personnel de soutien et la CSN, de 17% à 20%.

«Nous sommes prêts à continuer à négocier toute la fin de semaine pour tenter d’en venir à une entente le plus rapidement possible, mais nous déplorons l’attitude du gouvernement, qui continue de véhiculer de fausses informations dans le but de tromper la population et de discréditer les syndicats», a indiqué de son côté la représentante du secteur des CPE à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), Stéphanie Vachon, dont les membres sont déjà en grève illimitée depuis mercredi.

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