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Le PQ veut confronter la CAQ sur la défense de la nation

Quebec
Photo d'archives, Stevens LeBlanc Le chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon espère débattre des questions de fond dans les prochains mois, comme le déclin du français au Québec.

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Le Parti Québécois sera le véritable adversaire de la CAQ pour défendre la nation québécoise, pendant que libéraux et solidaires croiseront le fer sur le terrain du multiculturalisme, croit le chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon.

À moins d’un an des élections, le parti de René Lévesque se présentera sous un nouveau jour, samedi, à Trois-Rivières, à l’occasion d’un congrès d’orientation.

Un logo neuf sera dévoilé aux membres, de même qu’un nouveau slogan : « Changeons d’avenir ».

PSPP refuse de se laisser démoraliser par les sondages, qui placent sa formation politique loin derrière la CAQ. 

« Je suis là pour rester et le PQ va faire des gains aux prochaines élections ! » lance-t-il en entrevue.

On est l’alternative à la CAQ parce qu’on est pas du tout dans le multiculturalisme (comme) Québec solidaire et le Parti libéral».

Les questions de fond

Selon lui, puisque la domination des troupes de François Legault est grandement attribuable à la pandémie, les prochains mois permettront enfin aux péquistes de débattre des questions de fond dans l’espace public.

Ce que proposent les caquistes, c’est un avenir « défaitiste », dit-il. Un appui à François Legault, c’est consentir au déclin de la langue française, de la culture québécoise et de la place du Québec à l’international, insiste le leader souverainiste.

Freiner le déclin du français

Au nombre des propositions qui seront débattues samedi, il y a l’octroi d’un financement aux cégeps et aux universités anglophones qui soit le reflet du poids démographique de la minorité historique anglophone, l’application de la loi 101 au cégep et l’obligation pour les immigrants de connaître le français avant leur arrivée.

Des mesures musclées qui permettraient de freiner enfin le déclin du français, croit PSPP. Il suggère aussi de doubler le nombre de délégations générales du Québec à travers le monde.

« On est unique sur plein de questions fondamentales pour les Québécois. La CAQ ne réussit pas à livrer. On est unique sur l’indépendance et les relations avec le fédéral, sur le français, en environnement, sur les CPE, unique sur notre place à l’international, en culture. »

Est-ce que la disparition du mouvement souverainiste servirait les intérêts du premier ministre ? « Je ne peux pas présumer des intentions de François Legault, mais je dois avouer que la CAQ a été, pour une coalition qui est censée tolérer tant les idées fédéralistes qu’indépendantistes, particulièrement méprisante et agressive envers l’idée de l’indépendance », constate le chef du PQ.