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«La priorité, c’est toujours le bâton» - Abraham Toro

Le Québécois Abraham Toro, des Mariners de Seattle, a fait plaisir à ses partisans en multipliant les autographes dans le cadre de «L'Anti-Expo: salon de collectionneurs» tenu à Laval.
Photo Agence QMI, Benoît Rioux Le Québécois Abraham Toro, des Mariners de Seattle, a fait plaisir à ses partisans en multipliant les autographes dans le cadre de «L'Anti-Expo: salon de collectionneurs» tenu à Laval.

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Le Québécois Abraham Toro peut jouer au deuxième but, au troisième but ou même au champ extérieur, il s’en fout. Tout ce qu’il désire, c’est voir de l’action de façon régulière avec les Mariners de Seattle et c’est grâce à son coup de bâton qu’il compte parvenir à ses fins. 

«La priorité, c’est toujours le bâton. Si tu frappes, l’équipe va te trouver une place où jouer en défensive», a plaidé Toro, samedi, à Laval, lors d’une entrevue réalisée en marge d’une séance d’autographes au salon des collectionneurs L’Anti-Expo. 

La situation a changé un peu chez les Mariners dans la dernière semaine, alors que l’équipe a fait l’acquisition d’Adam Frazier, qui évolue au deuxième coussin, position à laquelle Toro semblait avoir fait sa niche à Seattle en 2021. Or, le Québécois n’est pas inquiet, ayant d’ailleurs reçu un appel du directeur général des Mariners, Jerry Dipoto, avant même l’embauche de Frazier.

«Jerry Dipoto m’a appelé et on a parlé avant l’échange, a confié Toro. Il m’a demandé si j’étais plus à l’aise au deuxième but ou au troisième but. Je lui ai répondu que je voulais seulement jouer, peu importe la position en défensive et peu importe les joueurs que les Mariners souhaitaient acquérir.»

Et si les rumeurs envoyant le joueur de troisième but Kris Bryant à Seattle devaient se matérialiser au retour du présent lock-out dans le baseball majeur, Toro deviendrait-il plus nerveux?

«Honnêtement, j’aime ça, le but est de gagner et le club ne fait que devenir meilleur, a répondu le principal intéressé. Quand le DG m’a appelé, il m’a assuré que j’étais dans les plans et il m’a même dit que j’allais prendre des répétitions dans le champ extérieur pendant le camp [d’entraînement]. Je ne sais pas si je vais vraiment jouer comme voltigeur, mais on va aussi voir cette possibilité.»

Apprendre à la dure       

Comme le répète Toro, le plus important, c’est de frapper «la boule». À ce niveau, le Québécois a très bien fait après la transaction qui l’a fait passer des Astros de Houston aux Mariners, le 27 juillet dernier. En 60 matchs avec sa nouvelle équipe, il a maintenu une moyenne au bâton de ,252, frappant au passage 11 doubles et cinq circuits.

Toro a notamment contribué à l’incroyable poussée des Mariners en fin de saison, où ils ont connu une séquence de 10 victoires en 11 parties pour conclure le mois de septembre. À l’instar des Blue Jays de Toronto, ils ont finalement raté de bien peu les éliminatoires après avoir pimenté la course aux équipes repêchées.

«Je le vois comme un apprentissage, nous étions tout près de participer aux éliminatoires, a résumé Toro, qui passe la saison morte au Québec. C’est certainement décevant, mais je le vois de manière positive parce que nous sommes une jeune équipe et nous sommes encore meilleurs avec les dernières transactions qu’on a faites. En 2022, c’est vraiment là qu’on va pouvoir atteindre notre plein potentiel et aller enfin en séries.»

Si les Mariners ont perdu les services de Kyle Seager, devenu joueur autonome, ils ont récemment acquis Frazier, mais aussi le lanceur Robbie Ray, dernier récipiendaire du trophée Cy Young dans l’Américaine.

Le Québécois Abraham Toro, des Mariners de Seattle, a fait plaisir à ses partisans en multipliant les autographes dans le cadre de «L'Anti-Expo: salon de collectionneurs» tenu à Laval.
Photo AFP

Un lock-out bénéfique pour Toro?       

Abraham Toro n’en fera pas une croisade personnelle, mais le Québécois fait partie de ces jeunes joueurs qui pourraient profiter des nouvelles conditions qui seront en vigueur à la suite du présent lock-out dans le baseball majeur.

À 24 ans, bientôt 25, Toro a maintenant goûté aux grandes ligues lors de trois saisons différentes, participant à un total de 153 rencontres avec les Astros de Houston et les Mariners de Seattle. À l’heure actuelle, les joueurs comme lui sont pénalisés en n’étant pas admissibles à l’arbitrage avant trois saisons complètes. Pour profiter du statut de joueur autonome, ils doivent par ailleurs disputer six campagnes.

«Évidemment, je vais toujours prendre le bord des joueurs, a commenté Toro, sourire en coin. Je pense qu’il y aurait peut-être pu y avoir une entente pour éviter le lock-out... J’espère que tout va se régler et que tout sera à la normale avant le début de la prochaine saison.»

Aucunement surpris       

Pour le moment, les propriétaires n’arrivent pas à s’entendre avec l’Association des joueurs sur de nombreux points, dont la masse salariale permise avant de payer une taxe de luxe. Une nouvelle convention collective est à établir après celle qui est venue à échéance le 1er décembre.

«Avant même que la saison 2021 commence, on savait tous que c’était une possibilité, a reconnu Toro à propos du conflit. Nous étions préparés à ça. Ce n’est pas l’idéal, mais ce n’est pas un lock-out qui nous prend par surprise.»

Pas de peine pour les Astros       

Questionné à propos de la dernière Série mondiale, où son ancienne équipe s’est inclinée en finale, Toro s’est montré plutôt transparent face à ses états d’âme.

«Honnêtement, je ne souhaitais pas nécessairement que les Astros gagnent, mais c’est sûr que je voulais que certains gars que je connais parmi mes anciens coéquipiers performent bien, a-t-il dit. Les Astros n’ont pas mal joué, mais les Braves [d’Atlanta] ont été bons à des moments importants.»

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