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La souveraineté pour enrayer les fusillades

PSPP soutient que le fédéralisme empêche de régler le problème à Montréal

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Photo Agence QMI, Andréanne Lemire Le chef du Parti Québécois, Paul St-Pierre Plamondon, lors du congrès de la formation politique à Trois-Rivières, samedi.

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L’escalade de violence à Montréal va perdurer en raison du fédéralisme de François Legault, selon le chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon.

• À lire aussi: Garantir la gratuité scolaire jusqu’à l’université: PSPP en désaccord avec son aile jeunesse

Les délégués du Parti Québécois étaient réunis en congrès d’orientation samedi à Trois-Rivières pour peaufiner leur programme et faire peau neuve avec un tout nouveau logo. 

Dans son discours visant à fouetter ses troupes, le leader souverainiste a attaqué de front son adversaire caquiste.

PSPP a même accusé François Legault de laisser perdurer le problème de criminalité grandissante à Montréal, en rejetant constamment la faute sur Ottawa.

  • Écoutez l'entrevue de Paul St-Pierre Plamondon avec Benoit Dutrizac sur QUB Radio:

« L’avenir auquel nous convie la CAQ et le fédéral [...] c’est un vivre-ensemble qui ne fonctionne pas, notamment, une ville de Montréal où on voit littéralement des gens utiliser des fusils et se tirer dessus, a-t-il dit. C’est un exemple frappant de ce qu’est le prix concret de ne pas avoir un pays et de laisser un palier de gouvernement lointain gérer des choses qu’on devrait gérer nous-mêmes. »

S’il était chef du gouvernement, le péquiste lèverait le ton avec plus de force vis-à-vis un Justin Trudeau « qui se traîne les pieds » sur le contrôle des armes à feu.

Désaccord avec les jeunes

PSPP s’est présenté devant les militants comme un souverainiste pressé et rassembleur. Malgré tout, avant même qu’elle ne soit soumise au débat, il a manifesté son désaccord avec la proposition des jeunes péquistes voulant que la gratuité scolaire soit garantie pour tous jusqu’à l’université.

« La gratuité, c’est donner des opportunités égales à tous, peu importe leur origine ! », a lancé le jeune William Duquette, en plénière. Un plaidoyer qui n’a toutefois pas convaincu les militants présents, qui ont battu la proposition de l’aile jeunesse, avec l’appui des députés.

Au terme de l’exercice, le chef du PQ s’est toutefois engagé à s’asseoir avec eux afin de trouver une voie de passage pour l’égalité des chances.

Plusieurs propositions ont toutefois été adoptées. Le PQ abaisserait l’âge légal pour acheter du cannabis à 18 ans et mettrait fin graduellement aux subventions publiques des écoles privées.

L’application de la loi 101 au cégep est aussi officiellement inscrite dans le programme.

Gaudreault contredit par son chef 

En marge du congrès, le député Sylvain Gaudreault a annoncé que le PQ proposera une taxe sur les grosses cylindrées en campagne électorale, sans toutefois pénaliser les citoyens qui ont besoin de gros véhicules pour leur travail.

Une suggestion toutefois non endossée par son chef. « Il n’y a aucune chance que je lance comme ça à la volée un oui ou un non, a réagi PSPP, quelques minutes plus tard. C’est ça qui nous distingue, la rigueur ! »

Propositions adoptées   

  • Présenter une définition claire du Québec souverain sous forme d’une fiche signalétique précisant, entre autres, la monnaie, l’armée, les régimes de pensions, la garde des frontières et le régime politique dès le déclenchement d’une campagne référendaire.  
  • Réviser la loi encadrant le cannabis pour mettre l’âge légal d’achat à 18 ans.  
  • Modifier la loi 101 pour qu’elle s’applique à l’entièreté du réseau collégial.  
  • Mettre fin de façon graduelle aux subventions publiques des écoles privées et assurer la mixité sociale du réseau d’éducation public.   

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