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Les événements de février 2020 sont redoutés

Les événements de février 2020 sont redoutés
Photo Agence QMI, Steve Madden

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La crise qui se déroule sur le territoire Wet’suwet’en a repris de plus belle dans les dernières semaines et les manifestations en opposition au gazoduc controversé se multiplient au pays, faisant craindre un blocus ferroviaire comme à l’hiver 2020.

L’arrestation d’une vingtaine de protestataires et de deux journalistes, à la mi-novembre par la Gendarmerie royale du Canada (GRC) au campement de Gidimt’en a mis le feu aux poudres. Ceux-ci bloquaient la route qui sert à approvisionner les camps de travail – où vivent 500 personnes – du projet de pipeline sur leur territoire.

Cela a même attiré l’attention de vedettes internationales, comme Leonardo DiCaprio. 

« La nation Wet’suwet’en a été confrontée à des raids militaires de la GRC. Nous devons protéger les droits des défenseurs des terres », a écrit l’acteur oscarisé sur Twitter.

Blocus inoubliable

Le conflit porte sur la construction d’un gazoduc de 670 kilomètres à travers des terres non cédées de la nation Wet’suwet’en, en Colombie-Britannique.

À l’hiver 2020, l’opposition au projet Coastal GasLink avait déclenché des rassemblements de solidarité ainsi que des blocages ferroviaires à travers le Canada, paralysant une partie de l’économie canadienne.

Pour chaque journée, 120 millions $ en produits manufacturiers n’étaient pas expédiés au Québec, rappelle la présidente-directrice générale chez Manufacturiers & Exportateurs du Québec, Véronique Proulx.

Les trains passagers de Via Rail avaient également été paralysés, dont le corridor entre Ottawa et Québec.

Partout au pays

Voilà que la crise est à nouveau en ébullition. Des blocages ont eu lieu sur les routes 132 et 138, à Kahnawake, la semaine dernière, rapportait le journal Montreal Gazette. Quelques jours plus tard, des centaines de personnes ont manifesté à l’extérieur du quartier général de la GRC à Montréal. Du côté de l’Ontario, des gens ont bloqué l’autoroute 6, à Caledonia.

« C’est hyper préoccupant. On espère que ça se résorbera rapidement et qu’on ne se retrouvera pas dans la même situation qu’en 2020. Surtout après presque deux ans de pandémie. C’est la dernière chose dont on a besoin », estime Mme Proulx.