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Le torchon brûle entre hôteliers et le Club Med de Charlevoix

L’Association Hôtelière Québec qualifie sa classification de «gifle au visage»

Le torchon brûle entre hôteliers et le Club Med de Charlevoix
Capture d'écran TVA Nouvelles

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L’Association Hôtellerie Québec (AHQ) dénonce la classification de « centre de vacances » du Club Med de Charlevoix, qui lui permet d’éviter de percevoir une taxe qui serait bénéfique à l’ensemble de l’industrie touristique.

Le Club Med de Charlevoix vient tout juste d’ouvrir ses portes vendredi que, déjà, il fait l’objet de vives critiques de la part du milieu hôtelier.

Le torchon brûle entre hôteliers et le Club Med de Charlevoix
Photo Stevens Leblanc

C’est que le complexe hôtelier a demandé une classification — qui a été approuvée par la Corporation de l’industrie touristique du Québec — de centre de vacances plutôt que celle d’établissement hôtelier. 

Le Club Med joue sur les mots et l’interprétation de la loi, affirme l’AHQ.

« L’offre de services du Club Med n’a aucun lien avec la définition d’un centre de vacances, du moins l’esprit de la loi qui fait plutôt référence à des camps de vacances pour les jeunes », explique la PDG de l’AHQ, Véronyque Tremblay.

  • Écoutez l'entrevue de Sophie Durocher avec Véronyque Tremblay, PDG de l’Association Hôtelière Québec, sur QUB radio: 

Une « gifle »

Or, cette classification lui permet d’éviter de percevoir une taxe de 3,5 % du prix de la nuitée, qui est d’ordinaire redistribuée de sorte à valoriser l’industrie touristique québécoise.

Avant la pandémie, cette taxe sur l’hébergement permettait de récolter environ 95 millions de dollars par année, mais ce montant a fondu dans les deux dernières années. 

« C’est par souci d’équité. C’est choquant pour tous les autres qui font leur part et qui perçoivent cette taxe-là pour contribuer au développement touristique », souligne Mme Tremblay. 

Le président du conseil d’administration de l’association, Dany Thibault, y va d’ailleurs de propos cinglants à l’endroit de ce nouveau joueur dans la région. 

« L’approche du Club Med est une gifle à l’ensemble des hôteliers du Québec. L’industrie touristique doit se mobiliser pour mettre fin à ce cirque », tranche-t-il.

Incompréhension au Club Med  

Au Club Med, on dit respecter en tout point les réglementations qui s’appliquent, car l’organisation « colle en tout point à la définition de centre de vacances ».

« En aucun cas, on ne souhaite s’esquiver. On ne vend pas de chambre seule, on vend des forfaits. Or, la taxe d’hébergement s’applique sur l’hébergement uniquement », explique le directeur marketing de la section canadienne de l’entreprise, Jérémie Hoss. 

Il donne notamment l’exemple du Centre de Villégiature Jouvence, près du mont Orford, en Estrie, qui offre le même genre de services que le Club Med de Charlevoix et qui est classifié comme centre de vacances. 

« On vient s’implémenter dans la région dans le but d’avoir un impact positif sur l’économie locale, pas pour se soustraire aux lois existantes », assure M. Hoss.

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